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Énergie Est: Duceppe tisonne le NPD

QUÉBEC — Le chef bloquiste Gilles Duceppe a relevé mardi une contradiction dans la position d’une candidate néo-démocrate concernant le projet d’oléoduc Énergie Est de la société TransCanada.

M. Duceppe a affirmé que la députée sortante de Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, ne dit pas la même chose que son chef Thomas Mulcair.

Dans une entrevue publiée lundi dans le quotidien La Presse, Mme Brosseau affirme qu’elle s’oppose au projet, «dans le contexte actuel».

La caravane électorale de M. Duceppe a repris son périple, mardi, après s’être arrêtée à Rimouski où sont également réunis les députés péquistes en caucus.

En matinée, le chef bloquiste leur a rendu visite brièvement avant de s’envoler vers la Côte-Nord.

Dans un point de presse qui a suivi, M. Duceppe a répondu à une question concernant les propos de Mme Brosseau.

«Elle va dans le sens contraire, parce que Tom a dit à l’Economic Club que c’était ‘a business minded decision’», a-t-il dit aux journalistes.

Après s’être montré d’abord ouvert au projet de TransCanada, M. Mulcair a atténué sa position, au cours des derniers mois, en faisant valoir que le processus d’évaluation environnementale en vigueur actuellement n’est pas suffisant.

Depuis le début de la campagne, M. Duceppe a talonné son adversaire néo-démocrate à ce sujet, dans sa tentative d’inverser la tendance qu’il lui a fait subir à l’élection fédérale de 2011, le laissant actuellement avec deux députés bloquistes à Ottawa.

Mardi, M. Duceppe s’est servi des propos de Mme Brosseau pour marteler une nouvelle fois son message.

«Il y a des visions différentes, c’est officiel, a-t-il dit. C’est quoi la position? Est-ce que c’est un ‘win-win-win’?»

Selon le chef bloquiste, la confusion règne dans les rangs québécois du caucus néo-démocrate.

«Il faudrait leur demander, il y en a qui disent non, il y en a qui disent oui et ils se rallient en bout de ligne», a-t-il dit.

M. Duceppe a affirmé qu’il s’oppose au projet Énergie Est pour les mêmes raisons qui ont poussé la Colombie-Britannique à dire non à Northern Gateway, un autre projet de pipeline.

«Danger au niveau de l’environnement, deuxièmement, il n’y a pas d’acceptabilité sociale, troisièmement les Premières Nations ne sont pas consultées et quatrièmement il n’y a pas de rentabilité, pris dans l’ensemble de ce que cela veut dire économiquement», a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Duceppe s’est inquiété mardi des conséquences économiques du choix du chef conservateur Stephen Harper d’avoir misé sur le pétrole.

M. Duceppe a fait cette analyse à la lumière des soubresauts qui ont secoué les marchés boursiers canadien et internationaux au cours des derniers jours.

«Ça nous montre que quand on mise trop, par exemple, sur le pétrole, ça donne ces résultats, a-t-il dit. Mettre tous ses oeufs dans le même panier, je pense que c’est erroné.»

Lundi, M. Harper s’est plutôt servi de l’instabilité des marchés pour mettre les électeurs en garde contre les propositions des libéraux et des néo-démocrates.

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