Soutenez

Harper promet des baisses d'impôt pour les PME

OTTAWA — Le chef conservateur Stephen Harper a relancé ses attaques contre ses deux principaux adversaires, dimanche, en réitérant sa promesse de baisser le taux d’imposition des petites entreprises lors d’un événement de campagne à Ottawa.

En avril, M. Harper avait annoncé que son gouvernement ferait passer le taux d’imposition des petites entreprises de 11 à 9 pour cent au cours des quatre prochaines années.

Il avait affirmé que cette mesure représenterait des économies d’impôt de 2,7 milliards $ pour près de 700 000 propriétaires d’entreprises.

Le chef conservateur a répété ce message dimanche à Stittsville, une banlieue à l’ouest d’Ottawa, où il en a profité pour attaquer ses rivaux libéral, Justin Trudeau, et néo-démocrate, Thomas Mulcair, quant à leur position respective sur les baisses d’impôts pour les petites entreprises.

Il s’en est pris aux commentaires de M. Trudeau, qui a affirmé qu’un «grand pourcentage» de petites entreprises étaient créées pour permettre à des Canadiens d’économiser de l’impôt.

«Imaginez que quelqu’un qui aspire à devenir premier ministre — Justin Trudeau — dise comme cela, en passant, sans se rétracter, qu’une bonne partie des petites entreprises ne sont que des stratagèmes d’évitement fiscal pour les riches», a-t-il lancé.

«Regardez autour de vous, 45 hommes et femmes qui construisent de l’équipement industriel. Des entreprises comme celles-là ne sont pas des arnaques fiscales… Ils constituent l’assise de l’économie canadienne», a poursuivi le chef conservateur durant un rassemblement chez Tamco, un manufacturier de produits de ventilation.

Selon M. Harper, la position de M. Mulcair n’est guère mieux.

Le chef néo-démocrate affirme qu’il soutient les petites entreprises, mais qu’il promet en même temps de hausser l’impôt des sociétés et la taxe sur la masse salariale, a souligné le chef conservateur. Selon M. Harper, ces mesures nuiront à la création d’entreprises et d’emplois.

«L’opposition fait pire que fausse route à cet égard. Leur vision reflète une profonde hostilité envers les entreprises privées. Nous avons toujours su que le NPD pensait ainsi. C’est leur idéologie», a affirmé M. Harper.

Revenant sur la crise des réfugiés syriens, le chef conservateur a fait écho à son intention d’accueillir 10 000 réfugiés syriens issus de minorités religieuses et ethniques au cours des trois prochaines années. «Nous sommes le pays où s’établissent le plus grand nombre de réfugiés per capita au monde», a-t-il déclaré.

Seuls 2300 Syriens ont été acceptés au pays jusqu’à maintenant.

M. Harper a également fait référence à l’annonce faite samedi par le ministre du Développement international, Christian Paradis, sur la création d’un Fonds de secours d’urgence pour la Syrie. Celui-ci permettra entre autres au gouvernement fédéral d’égaler le montant des dons que feront les Canadiens à des organismes admissibles, comme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), jusqu’à concurrence de 100 millions $.

«Les Canadiens veulent faire plus, et c’est la raison pour laquelle notre gouvernement a annoncé ce fonds», a-t-il précisé.

Les dons devront être faits entre le 12 septembre et le 31 décembre pour être égalés par le gouvernement. «Je suis convaincu que les Canadiens sont généreux», a-t-il ajouté.

Le chef conservateur a ensuite répondu aux critiques de l’ancien premier ministre libéral Jean Chrétien, dont plusieurs journaux ont publié samedi une lettre ouverte dans laquelle il dit avoir «honte» du comportement de Stephen Harper sur la question des migrants. «La grande grande majorité des Canadiens et des Canadiennes sont très fiers de notre pays», a rétorqué le principal intéressé dimanche.

M. Chrétien y affirme également que son successeur conservateur a mis abruptement fin à une longue tradition canadienne, épousée jusqu’en 2006 par tous les premiers ministres qui ont dirigé le pays, peu importe leur allégeance politique, ayant fait du Canada un pays «avancé et progressiste» qui s’évertue à promouvoir la paix et la stabilité dans le monde.

«Les données qui sont disponibles sur le plan international indiquent que le Canada est le pays le plus admiré du monde, plus admiré que jamais», a soutenu Stephen Harper.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.