Vacances
06:17 2 octobre 2020 | mise à jour le: 2 octobre 2020 à 10:03 temps de lecture: 12 minutes

Escapade automnale dans la Capitale-Nationale

Escapade automnale dans la Capitale-Nationale
Photo: Sébastien Rioux/Métro

C’est indéniable, le cachet européen de la Capitale-Nationale est invitant! Avant l’arrivée de l’hiver, il est de rigueur d’y faire un saut pour se laisser envoûter par son charme rustique. Sillonner les étroites rues du Vieux-Québec où l’histoire, l’art et la culture parlent à travers l’architecture et les paysages à couper le souffle, déguster la gastronomie d’ici autour de tables toutes plus différentes les unes des autres, magasiner dans de ravissantes petites boutiques… Voilà toute la richesse que la Capitale-Nationale a à offrir aux visiteurs en quête de lyrisme. Notre journaliste s’y est rendue pour un parcours de cinq jours et vous partage son journal de bord.

Jour 1 dans la Capitale-Nationale

Les immeubles Charlevoix

Plutôt que de loger dans un hôtel ou une auberge, il est aussi possible de louer un condo, une maison ou un chalet. Fondée il y a 37 ans par Louise Bédard, Les Immeubles Charlevoix est une maison de courtage indépendante qui détient plus de 135 résidences haut de gamme dans les régions de Charlevoix et de la Capitale-Nationale. Notre journaliste a séjourné dans un de ces condos, situé au cœur du Vieux-Québec, sur l’avenue Honoré-Mercier. Selon Sébastien Leclair, délégué commercial des Immeubles Charlevoix, il y a plusieurs avantages à ce type de location : pouvoir faire des emplettes et cuisiner, faciliter la location d’un espace commun pour une famille entière ainsi que la tranquillité qu’apporte l’aspect privatif de ces endroits. Par contre, la présence des chiens dans les espaces locatifs est interdite, un point que l’administration réévaluera au cours des prochains mois, selon M. Leclair.

760, avenue Honoré-Mercier


Grand Marché de Québec

Afin de garnir le réfrigérateur de son condo locatif de victuailles, notre journaliste s’est rendue au Grand Marché de Québec. Ouvert en juin dernier, le Grand Marché, situé sur le site d’ExpoCité, regroupe 31 marchands ainsi qu’une microbrasserie, un restaurant et une brûlerie dans un espace lumineux et épuré. Au-delà de son offre alimentaire, l’établissement offrira bientôt une programmation dédiée aux familles ainsi qu’une vitrine technologique et des ateliers d’apprentissage concernant des sujets entourant l’alimentation. C’est avec des sacs bien remplis de fromages de la Laiterie Charlevoix, de charcuteries du Pied Bleu, de pains artisanaux de La Boîte à Pain, de bourgots des Délices de la mer, de fraises d’un producteur de l’Île-d’Orléans ainsi que de bières de microbrasserie d’Accommodation Chalou, et le sourire aux lèvres, que notre journaliste a quitté le Grand Marché de Québec.

250, boulevard Wilfrid-Hamel


Pub Saint-Alexandre

L’apéro s’étant déroulé aux Immeubles Charlevoix avec les délices trouvés au Grand Marché de Québec, c’est aux alentours de 20 heures que notre journaliste et notre photographe, son conjoint, se sont rendus au Pub Saint-Alexandre pour continuer la soirée. Situé sur la superbe rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec, l’endroit regorge de bières des quatre coins du monde. On y trouve une cuisine réconfortante de pub anglais comme le fish & chips, mais aussi des spécialités québécoises tels le «smoked meat» et la poutine. De plus, les amateurs de scotchs seront aux anges, car la sélection du doux nectar malté est étoffée. On y trouve des whiskys de toutes les régions d’Écosse. Et pour emplir ses oreilles de musique, des artistes de la scène jazz de la capitale-Nationale y performent chaque semaine.

pub st-alexandre

1087, rue Saint-Jean


Jour 2 dans la Capitale-Nationale

Chez Temporel

Véritable institution du Vieux-Québec, le café Chez Temporel voit défiler une clientèle locale et touristique depuis 1974. En mars dernier, l’endroit a changé de mains; c’est maintenant le jeune couple composé de Louis-Charles Tremblay et de Mélissa Spénard Lefebvre qui nourrit les affamés de la Vieille-Capitale. Au grand plaisir des habitués, le festin fêta, la quiche Lorraine, le croque-monsieur et le croûton de chèvre chaud figurent toujours sur la carte du café.

25, rue Couillard


Bagages de France

Après un diner empreint de nostalgie, rien de mieux que de déambuler dans le Vieux-Québec pour y dépenser quelques dollars! Bagages de France est une charmante petite boutique située sur la rue Saint-Louis dédiée à la maison Longchamp. Depuis ses débuts, il y a maintenant 13 ans, Bagages de France s’est positionné comme étant le seul commerce indépendant au Canada à offrir exclusivement les produits de la célèbre marque. La propriétaire des lieux, Sheila Morgan, vous y accueille avec le sourire et un service personnalisé. Elle vous apprend tout ce qu’il y a à savoir à propos des différentes lignes de sacs à main, de bagages, de bijoux et de maroquinerie. Devenu culte à travers le monde, le sac pliable et léger de Longchamp représente, comme l’a si parfaitement mentionné Mme Morgan, le luxe abordable!

74, rue Saint-Louis


Jour 3 dans la Capitale-Nationale

Chez Ashton

À Montréal, il y a la Banquise; à Drummondville, la Fromagerie Lemaire; mais à Québec, il y a Chez Ashton! Impossible de faire un saut dans la Capitale sans manger une poutine de Chez Ashton. Repère des fêtards affamés en fin de soirée, Chez Ashton est une chaîne de restauration de la grande région de la Capitale-Nationale. En 1969, Ashton Leblond achète une roulotte à patates frites et se lance dans une aventure qui deviendra plus grande que tout ce qu’il aurait pu imaginer. En 1972, la poutine fait son apparition sur le menu et son succès est immense. En 1976, il acquiert le premier restaurant Ashton. Frite maison, sauce brune à la recette secrète et fromage en grains bien frais : voilà les ingrédients nécessaires au succès d’une poutine devenue emblématique.

Visiter chezashton.ca pour trouver l’une des 23 succursales de la région


Fairmont Château Frontenac

Richesse historique de la ville, le Château Frontenac a bien plus à offrir que des chambres et des massages! Il est possible de planifier une visite guidée du Château pour découvrir tous les illustres personnages et événements historiques qui ont façonné l’identité du Château au fil du temps.

Pour l’apéro, on se rend au bar 1608 pour siroter des cocktails maison qui n’ont rien de banal et des encas gourmands. Le cocktail Robin, composé de vodka Grey Goose, de gin Romeo’s et de liqueur de pêche RinQuinQuin, est servi dans un verre en forme d’oiseau; tout à fait unique! Quant au popcorn à l’huile de truffe, il n’est pas trop huileux; parfait pour mettre en appétit.

Pour le souper, c’est au restaurant Champlain que ça se passe avec la cuisine découverte du chef Stéphane Modat! Pour 109$, les clients ont le choix entre L’histoire de pêche, un menu 5 services mettant en vedette les richesses des lacs et des rivières du Québec, et L’histoire de chasse, un menu 5 services inspiré des voyages de chasse du chef Modat. Amoureux des produits du Québec, le chef propose des plats comme l’entrée de truite mouchetée confite et le filet de turbot du Groenland, ou encore, le tartare de caribou des Sàmi et le lièvre sauvage en croquette.

De plus, il est possible de vivre l’expérience du cellier à caviar. Pendant le repas, une hôtesse vient vous chercher afin de déguster le crémeux caviar d’esturgeon québécois. En accord avec cette divine bouchée, une gorgée de gin St. Laurent est proposée. Une expérience québécoise hors du commun!

1, rue des Carrières


Jour 4 dans la Capitale-Nationale

Casse-croûte Chez Mag

Malgré le temps pluvieux, direction l’Île-d’Orléans pour y découvrir ses trésors! Le premier arrêt se veut gourmand au casse-croûte Chez Mag. En plus d’offrir les classiques burgers, hot-dogs et poutines de cantine, l’endroit propose des options plus élaborées. La Guédille au homard et la poutine aux champignons forestiers et à l’huile de truffe valent assurément le détour. Situé à Sainte-Famille, Chez Mag appartient à Louise Paradis et à Steve St-Pierre, mais alors que le couple de propriétaires se voient pris à l’autre bout du monde en raison de la pandémie, ce sont les enfants de Mme Paradis qui ont repris les reines de la cantine cet été. Marie-Claude Gagnon, Marc-Antoine Gagnon ainsi que le jeune Pierre-Alexandre Simard ont appris les recettes du casse-croûte par téléphone et se sont relevé les manches pour continuer d’offrir aux visiteurs de l’Île les spécialités qui ont fait leur réputation. Il sera ouvert jusqu’à la fin octobre; il est donc possible de déguster son repas dans le tipi situé derrière la cantine. Provenant de la Côte-Nord et installé par des amis du couple membres de la communauté huronne-wendate, le tipi est muni d’un poêle à bois chauffant suffisamment pour que les frites le soient également!

2460, chemin Royal, à Sainte-Famille


Cassis Monna & Filles

La famille Monna détient un savoir-faire de liquoriste qui s’étend sur cinq générations. C’est au début des années 1970 que Bernard Monna, Français d’origine et quatrième de sa génération, s’installe sur l’Île-d’Orléans pour y faire la culture du cassis. Ce petit fruit noir violacé fait la fierté de Bernard et de ses deux filles, Anne et Catherine, qui assurent maintenant sa relève depuis une quinzaine d’années. En 1992, Cassis Monna & Filles ouvre au public et vend la double médaillée d’or crème de cassis. En 2001, le restaurant La Monnaguette fait son apparition sur le domaine. On y propose alors des plats où le cassis et les produits dérivés de la Maison sont à l’honneur. La carte des cocktails n’est pas en reste, bien au contraire! La sangria maison réalisée avec le vin de cassis Le Fruité ainsi que le gin tonic cassis fait de crème de cassis sont deux grands classiques de l’endroit. De plus, il est maintenant possible de déguster la «molle» artisanale vanille-cassis à la crèmerie; un délice! Quant à l’économusée, on s’y rend pour découvrir toute l’histoire de la famille Monna et se familiariser avec le métier de liquoriste. Et il ne faudrait pas oublier de passer par la boutique avant de partir pour faire le plein des savoureux produits qu’offre la Maison!

1225, chemin Royal, à Saint-Pierre


Louise Taverne & Bar à Vin

Situé dans l’hôtel Port-Royal au cœur du Vieux-Port de la Capitale-Nationale, le restaurant est de toute beauté! Signé par la firme d’architecture et de design LemayMichaud, le décor se veut à la fois élégant et moderne, tout en laissant les traces de l’histoire apporter un cachet inimitable. Les banquettes de cuir sarcelle, les luminaires en métal tout en rondeur, les murs de briques et de pierres anciennes, le papier peint illustrant des gibiers à plumes… Pas étonnant que le décor ait remporté le prix du plus beau restaurant au Grand Prix du Design. À bord, on trouve trois copropriétaires, dont le chef Nikola Couture ainsi que Blaise Fortier et Simon Jobin. Quant à la cuisine du chef, elle se veut réconfortante, créative et généreuse. Chaque soir, une ardoise présente les délices du moment. Tataki de loup-marin, pavé de saumon fumé, tartare de bœuf et son jaune d’œuf confit, carpaccio de pieuvre… Les plats sont audacieux et cuisinés avec accentuation; les saveurs sont prononcées et riches. Quant à la carte des vins, on y retrouve surtout des importations privées classiques et droites.

48, rue Saint-Paul


Jour 5 dans la Capitale-Nationale

Maison des Jésuites de Sillery

Avant de quitter la belle Capitale, notre journaliste est allée visiter la nouvelle exposition permanente Mission en Nouvelle-France. La Maison des Jésuites de Sillery se situe sur le site de la première mission qui avait pour but de convertir les Autochtones nomades. Retraçant l’histoire de cette mission, en activité durant la majeure partie du XVIIe siècle, l’exposition relate la rencontre marquante entre deux peuples aux cultures opposées. Animée par le guide passionné et connaisseur Kevin Bouchard, la visite permet de découvrir plus de 200 objets et artefacts, des documents iconographiques et 4 maquettes reconstituant la Mission de Sillery et les habitations autochtones. La Maison des Jésuites est entourée d’une végétation luxuriante et M. Bouchard, détenant un talent pour le jardinage, tente d’y faire pousser des plantes amérindiennes. C’est d’ailleurs en nattant une tresse de foin d’odeur, une graminée indigène sentant la vanille utilisée alors pour attirer les énergies bénéfiques et qui était associée à la femme pour sa douceur, que notre guide continuait son enseignement. En complément à l’exposition, la visite extérieure du site permet aussi de voir le tracé des fortifications de la mission ainsi que les vestiges de la chapelle et du cimetière autochtone.

2320, chemin du Foulon


Notre journaliste s’est rendue à Québec avant que l’alerte rouge ne soit déclarée et que les nouvelles restrictions ne rentrent en vigueur dans la Capitale-Nationale.


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