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16:45 2 février 2014 | mise à jour le: 2 février 2014 à 16:45 temps de lecture: 5 minutes

Conseiller en finances personnelles: un métier en phase avec les besoins de la population

Conseiller en finances personnelles: un métier en phase avec les besoins de la population
Photo: Métro

Dans le contexte de population vieillissante, le rôle du conseiller en finances personnelles prend tout son sens, le plaçant même au rang des professions aux perspectives d’emploi favorables.

«L’ensemble du domaine est en pénurie de main-d’œuvre, autant à cause des départs à la retraite ou des réorientations de carrières de certains professionnels, que des besoins grandissants liés à la situation démographique», déclare François Leduc, enseignant au DEC Conseil en assurances et en services financiers au Collège Montmorency, à Laval.

Enseignant au DEC depuis 17 ans, M. Leduc rapporte d’ailleurs que beaucoup de conseillers ne trouvent pas de relève. «Bon nombre de mes étudiants se dirigent vers ce métier parce que leur famille est déjà dans le domaine. Malheureusement, il m’arrive souvent d’être contacté par des conseillers qui cherchent, et ne trouvent pas, de jeunes à former en vue d’un départ à la retraite», déplore-t-il.

«Ce domaine n’est pas fait pour tout le monde», reconnait M. Leduc. «Il faut avoir envie d’être autonome et être capable de gérer son activité, de maîtriser la vente, la communication et le marketing.»

«Cela demande aussi une excellente connaissance des produits et des règlements, ajoute Marie Elaine Farley de la Chambre de la sécurité financière (CSF). Le rôle de la Chambre est donc de veiller à la déontologie et à l’intégrité des professionnels, tout en assurant la formation continue qui est obligatoire.»

Pour Michel Kirouac, conseiller en sécurité financière depuis 33 ans, cet apprentissage continu permet également d’améliorer ses connaissances et d’ainsi offrir un meilleur service à sa clientèle. «Notre rôle est de proposer les meilleures solutions possibles aux gens qui font appel à nous. Après avoir trouvé le service le mieux adapté, j’ai un sentiment de devoir accompli.»

«On n’accorde pas assez d’importance à nos finances personnelles et on ne planifie pas suffisamment», croit aussi M. Leduc.

Faire appel à un conseiller en sécurité financière contribue à la bonne santé de notre portefeuille, selon Mme Farley. «Les gens doivent veiller à leur épargne pour bien vivre leur retraite», explique la vice-présidence aux affaires juridiques et corporatives.

Un domaine règlementé
«La Chambre de la sécurité financière s’assure que ses membres privilégient l’intérêt du client. Leur rôle est extrêmement important auprès des gens», explique Marie Elaine Farley.

La CSF travaille alors de concert avec l’Autorité des marchés financiers, qui est responsable de l’entrée en carrière des professionnels œuvrant dans les services financiers et délivre les permis d’exercice, afin de protéger et d’accompagner au mieux  la population dans leur cheminement de vie.

Plus qu’un simple vendeur

Michel KirouacCV

  • Nom : Michel Kirouac
  • Titre. Conseiller en sécurité financière et vice-président directeur général du cabinet de courtage Groupe Cloutier
  • Formation. DEC Conseil en assurances et en services financiers
  • Dans la profession depuis 1980

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans ce domaine ?
C’est une histoire de famille, puisque mon père était aussi dans les services financiers. Comme j’ai toujours eu à cœur d’aider les gens, l’assurance des personnes me semblait être un domaine intéressant.

Quelles sont les principales tâches d’un conseiller en sécurité financière?
Notre rôle est d’analyser et de comprendre les besoins de nos clients, dans le but de les conseiller et de les prémunir contre certains risques. Oui je suis un vendeur, mais après avoir trouvé le produit qui convient le mieux [à mes clients] et qui leur permettra d’être bien protégés, j’ai le sentiment du devoir accompli.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?
Au delà de l’aspect relationnel, j’aime beaucoup la liberté et la flexibilité du métier. Notre profession requiert d’avoir le sens de l’entrepreneuriat, mais c’est agréable d’être son propre patron!

Quels sont les points négatifs liés à votre profession?
Il arrive parfois que la clientèle quitte pour aller vers des institutions financières, par exemple, même s’ils sont contents de leurs produits chez nous. Il faut donc comprendre ce qui les pousse à partir, et faire un effort de fidélisation afin de bâtir des relations à long terme.

Quelles qualités doit-on posséder pour travailler dans ce domaine?
Il ne faut pas avoir peur de se lancer, ni d’investir du temps ou de travailler fort pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Et surtout, il faut avoir le goût d’aider les gens.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui désirent se tourner vers la profession de conseiller en sécurité financière?
J’encourage vraiment les jeunes à choisir ce domaine parce qu’il ne manque pas de travail, autant dans les institutions financières que dans les cabinets de courtage. Par contre, je leur conseillerais tout d’abord de s’informer et d’aller cogner aux portes pour évaluer les différents besoins et trouver vers quels genre de services ils souhaitent s’orienter.

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