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Brave : princesse rebelle

Photo: Pixar
Ned Ehrbar - Metro World News

Métro a discuté avec le réalisateur de Brave, le plus récent bébé des studios Pixar.

Le réalisateur débutant Mark Andrews connaît la définition du mot «pression». Même s’il fait partie de l’équipe Pixar depuis belle lurette – il était notamment le bras droit du réalisateur Brad Bird – prendre les commandes de Brave (Rebelle), la toute nouvelle animation des célèbres studios, était un défi pour le moins stressant. Et le fait de devoir remplacer au pied levé Brenda Chapman, qui était censée réaliser le projet, n’a sûrement pas aidé. Mais Andrews adore les défis, tout comme il adore l’Écosse, où se déroule l’action du film.

Ah! L’Écosse semble être un endroit si mythique!
Elle l’est, elle l’est! Absolument tout, dans ce pays, a sa propre histoire. Chaque cours d’eau, chaque arbre, chaque branche possède un récit qui lui est propre. Avec Brave, c’est ce que nous avons voulu faire : raconter une multitude d’histoires qui se superposent les unes aux autres pour former un seul film.

Avez-vous connu des expériences mystiques sur place?
Lors de mon voyage de noces, mon épouse et moi logions dans un hôtel à Oban. Lorsque nous sommes arrivés à la réception, il y avait plein de vieux articles de journaux qui racontaient l’histoire de l’hôtel en question. En les parcourant, j’ai lu qu’il y avait «un fantôme dans la pièce 216». Au même moment, le réceptionniste m’a tendu les clefs. Nous avions la chambre 215. «Oh merde!», ai-je lancé. Selon la légende, ce fantôme ne se montrait qu’aux femmes… pour les inciter à se tenir loin des hommes!

Vous deviez être conscient que, si vous faites un film de Disney mettant en scène une princesse, c’est sûr que les comparaisons avec des œuvres précédentes fuseront de toutes parts, n’est-ce pas?

En fait, nous sommes l’enfant illégitime de Disney. Mais n’allez pas écrire ça! (Rires) Nous sommes conscients que les comparaisons vont peut-être pleuvoir, mais notre histoire va bien au-delà du simple fait d’être une princesse. Oui, notre héroïne est une princesse, mais pourquoi? Au niveau du récit, il y a toute une dramatique qui explique le pourquoi du comment. Elle n’est pas seulement une riche héritière qui va fuguer et épouser l’homme qu’elle aime, n’est-ce pas? Dans Brave, l’héroïne est une fille qui ne veut pas remplir ses fonctions royales. D’ailleurs, très vite, l’histoire, très complexe, dévie de la trajectoire du conte traditionnel! Alors à tous ceux qui croient que nous avons fait un «film de princesse», détrompez-vous! Vous avez tout faux.

Puisque vous avez embarqué à bord du projet alors qu’il était déjà en cours, avez-vous participé au processus de distribution des rôles?

La seule personne que j’ai passée en audition et à laquelle j’ai offert un rôle était Kelly Macdonald. Nous étions censés travailler avec Reese Witherspoon, qui était absolument géniale, mais le film a pris tant de temps à faire et elle, elle avait tant d’autres choses à faire que, finalement, ça n’a pas fonctionné. Lorsque j’ai embarqué dans le projet, on attendait que Reese se décide et qu’elle trouve du temps pour nous, mais comme elle était trop occupée ailleurs, elle a fini par annuler son contrat. Je me suis alors dit : «Génial! Je prends la réalisation en mains et la première chose que j’apprends, c’est que je n’ai plus de personnage principal! Qu’est-ce que je vais faire maintenant?» Finalement, j’ai demandé à ce qu’on trouve une actrice et que ça saute! C’est ainsi que nous sommes tombés sur Kelly, qui était disponible, motivée et excellente. Je n’avais aucune idée de qui elle était et je ne l’avais jamais vu jouer auparavant, alors j’étais un peu sceptique avant de la passer en audition, mais lorsque je l’ai vue se glisser dans le rôle, je savais que c’était la bonne!

Brave
En salle dès le 22 juin

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