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Mars: une série documentaire sur la planète rouge

Jihae as Hana Seung, Mission pilot, systems engineer. The global event series MARS premieres on the National Geographic Channel in November 2016. (photo credit: National Geographic Channels/Robert Viglasky) Photo: National Geographic Channels/Rob
Lucía Hernandez - Metro World News

Les mystères de la planète Mars captivent tout le monde depuis de nombreuses années. Les recherches visant à y conduire des humains ont engagé les esprits les plus brillants dans une course à l’espace, comme en témoigne la rivalité entre le programme spatial Space X, de Elon Musk, et celui de Boeing.

Pendant que les ingénieurs s’acharnent à atteindre cette planète, un «docu-drame» sur Mars, d’abord diffusé par National Geographic, sort en DVD aujourd’hui. La série en six épisodes allie mises en scène et témoignages de style documentaire afin de présenter le point de vue d’un membre d’équipage fictif en 2033. Le producteur Justin Wil­kes a parlé avec Métro des coulisses de Mars.

Comment le projet a-t-il vu le jour?
Ç’a vraiment commencé au cours d’une conversation avec Elon Musk. Il voulait faire un documentaire pour montrer les innovations réalisées par son équipe. Quand je l’ai rencontré, j’ai réalisé qu’il y avait une histoire beaucoup plus grande à raconter. Elon était très clair : pour lui, il y a une importance capitale pour l’être humain, en tant qu’espèce, à aller sur une autre planète, à devenir une espèce interplanétaire. J’ai trouvé l’idée fascinante.

Puis, on a commencé à rationaliser et à comparer cette idée à la migration humaine, un phénomène qui se produit sur notre propre planète, comme la colonisation du Nouveau Monde. Et quand vous commencez à y réfléchir dans ces termes, soudain, l’idée d’aller sur Mars ne semble plus si étrange. Je me disais qu’il y avait là un bon documentaire à faire.

En même temps, il y a une histoire plus large à raconter, sur la manière dont on va se rendre sur Mars et ce qui va arriver quand on va être rendu là-bas. On peut amener le spectateur avec nous dans ce voyage, non seulement en montrant ce qui se passe aujourd’hui, mais aussi ce que le premier équipage va vivre quand il va mettre pour la première fois le pied sur Mars, pluis y établir une colonie.

Comment savez-vous à quoi ressemblera la vie sur Mars?
On a rapidement identifié les gens et les organisations qui sont des leaders mondiaux et qui travaillent présentement sur la technologie nécessaire à une mission sur Mars. On avait accès à la NASA, à Batex, à l’Agence spatiale européenne, à l’Agence spatiale japonaise. On est allés en Antarctique, où se trouve la station McMurdo, qui donne une très bonne idée de ce à quoi pourrait ressembler une future base martienne, en termes de coopération internationale. On s’est rendus partout dans le monde pour filmer le matériel, faire des entrevues et recruter des consultants technologiques
et des scientifiques.

«NEW YORK, NY - OCTOBER 26: Justin Wilkes attends the National Geographic Channel "MARS" Premiere NYC on October 26, 2016 in New York City. (Photo by Jemal Countess/Getty Images for National Geographic Channel)Dans nos têtes, c’était très clair qu’on allait baser la série sur la science d’aujourd’hui. Ça n’allait pas être de la science-fiction, ça allait être de la science réelle.» –Justin Wilkes, producteur de Mars

Et vous avez filmé les scènes sur Mars dans les studios utilisés pour le film The Martian, à Budapest, en Hongrie?
Oui. Leurs studios sont superbes. The Martian, mais aussi le nouveau Blade Runner 2049, ont été tournés là-bas. Ils sont devenus une sorte de centre pour les productions cinématographiques. Les scènes où on voit l’intérieur du vaisseau spatial et le robot ainsi que quelques séquences sur Terre, notamment dans le Centre de contrôle de mission, ont été tournées là-bas. Pour les scènes extérieures, elles ont été filmées à Erfoud, dans l’est du Maroc, près de la frontière avec l’Algérie. On a choisi cette région parce que les conditions y sont tellement similaires à celles de la surface de Mars que même les agences spatiales y ont testé leurs robots. Évidemment, on a ajouté des effets spéciaux.

Les acteurs ne sont pas des scientifiques. Est-ce qu’ils ont eu du mal à saisir les défis de l’espace?
On a été chanceux d’avoir avec nous une véritable astronaute – Mae Jemison –, la première femme afro-américaine astronaute. Elle a neuf doctorats, elle est très inspirante. Elle était avec nous durant les tournages et a conseillé les acteurs dans un camp pendant 10 jours. Ils se sont aussi entraînés dans une piscine pour ressentir les effets de l’apesanteur et ont passé des examens écrits pour bien comprendre les termes techniques des dialogues. Ils ont aussi reçu des informations privilégiées sur ce qu’on ressent quand on est un astronaute. Ç’a été très utile pour les acteurs, mais aussi pour les créateurs et l’équipe qui a été témoin de tout ça.

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