Culture

Du bon bonbon!

Marc-André Lemieux, Métro

«Don’t stop me now / Don’t need to catch my breath / I can go on and on and on» clame Madonna sur Give it 2 Me, l’une des nombreuses bombes dansantes de son dernier disque, Hard Candy.

L’album, qui débarque en magasin aujourd’hui, confirme avec éclat les dires de la Material Girl : à l’aube de la cinquantaine, rien ne semble vouloir l’arrêter.

Et c’est tant mieux, car si Hard Candy marque la fin de son association avec Warner Music, sa maison de disques depuis 25 ans, l’opus est loin d’être son dernier.

La star joindra bientôt les rangs du promoteur Live Nation, avec qui elle a conclu une entente évaluée à 120 M$, sur dix ans, au cours desquels elle devra lancer trois CD.

L’avenir des pistes de danse dans le monde entier est donc assuré.

Sucré, salé
Hard Candy regorge de bonnes nouvelles.

La première : 4 Minutes, le premier extrait qui tourne présentement en boucle à la radio, n’est pas le meilleur des 12 titres que propose l’album. En fait, c’est l’un des moins intéressants.

L’opus s’ouvre en force avec Candy Shop. Rassurez-vous, la pièce n’est pas une banale reprise du hit simili cochon de 50 Cent. Ses paroles sont néanmoins bourrées de métaphores sexuelles.

«Come into my store / I’ve got candy galore», entonne-t-elle sur des rythmes R’n’B, avant de souffler : «My sugar is raw.»

Candy Shop est l’une des sept collaborations entre Madonna et Pharrell Williams (N.E.R.D.) qu’offre l’opus. Parmi les plus intéressantes, on notera Beat Goes On, une pièce résolument hip qui évoque les années 1970 grâce à un joyeux «beep-beep». Dommage que Kanye West vienne gâcher la sauce à la toute fin avec des rimes peu inspirées.

Impossible de passer outre She’s Not Me, un délicieux numéro funk où la blonde ambitieuse s’en prend à la nouvelle flamme de son ex-petit copain, lui reprochant entre autres de lui avoir volé son style et sa façon de parler. Le tout prend une tournure inattendue à mi-chemin, lorsque les sifflets et les festifs double clap font place à des sonorités trance, conférant au titre une vague mélancolique pour le moins rafraîchissante.

Car sur Hard Candy, Madon­na n’a qu’une seule envie : séduire en se posant le moins de questions
possible. Pas le temps de parler des bébés africains sans parents, de la guerre en Irak ou même du réchauffement de la planète. Les vraies affaires, c’est sur une piste de danse qu’elles se règlent.

Miles Away est le seul titre où la star livre ses véritables états d’âme. Fruit de son association avec Timbaland et Justin Timberlake, le tube-en-devenir traite de l’amour à distance. «You always have the biggest heart when we’re 6 000 miles apart», chante-t-elle, alimentant ainsi les rumeurs de problèmes au sein de son mariage avec le cinéaste Guy Ritchie.

Beaucoup de bruit pour rien? On espère, car c’est enjouée et prête à festoyer qu’on l’aime, notre Madonna!

Hard Candy
en magasin dès aujourd’hui

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