James Blunt joue au rédacteur en chef
L’auteur-compositeur-interprète James Blunt sera le premier rédacteur en chef invité de Metro international lundi.
James Blunt prend un malin plaisir à occuper la grande chaise de rédacteur en chef de Métro. Depuis son succès planétaire You’re Beautiful, l’auteur-compositeur-interprète s’est habitué à faire les manchettes, mais cette fois, il a le pouvoir de les choisir et de les écrire.
Alors, quels sont les sujets que James Blunt voulait partager avec les 23 millions de lecteurs de Métro partout dans le monde? «Pour moi, le sujet le plus important, c’est les changements climatiques, déclare Blunt, qui a fait une pause dans son horaire de tournée chargé pour travailler dans les locaux de Métro Rome, en Italie. Nous devons nous y attarder maintenant, car nous fermons les yeux présentement.»
L’artiste est aussi touché par les conflits qui ravagent la planète. Pour lui, certains existent à cause de la méthode d’agression des Occidentaux, qui n’utilisent pas assez la diplomatie pour les régler. «Si nous qualifions l’autre camp d’«ennemi», c’est évident qu’il va nous traiter comme un ennemi, affirme le chanteur qui a servi six ans dans l’armée britannique. La violence montre un manque flagrant d’intelligence. Ça devrait être le recours ultime. Nous tentons tous de survivre; nous y arriverions bien plus facilement si nous choisissions d’aider notre voisin plutôt que de le combattre.»
Médecins sans frontières
C’est alors qu’il était posté au Kosovo dans un régiment de l’OTAN que James Blunt a appris l’existence de Médecins sans frontières (MSF), une organisation qui envoie des médecins dans les zones de guerre. Il a été tellement impressionné par l’organisation qu’il a voulu s’engager. Lors de ses concerts, le chanteur met des laissez-passer arrière-scène aux enchères. L’argent amassé va à MSF. Il en parle aussi en entrevue. «C’est génial de pouvoir parler de ces médecins et infirmières qui sont les vraies stars de ce monde. On devrait vraiment leur être plus reconnaissant.» James Blunt commentera lundi un reportage sur MSF réalisé en Sierra Leone.
Vie personnelle
Vous ne lirez toutefois pas, dans cette édition spéciale commentée par Blunt, des anecdotes sur sa vie d’artiste ou sa vie amoureuse. «Je vends de la musique, je ne suis pas intéressé à vendre mon image, précise l’artiste qui demeure à Ibiza, à l’ombre des projecteurs. J’ai beaucoup de difficulté avec la célébrité.» James Blunt veut plutôt parler des sujets qui influencent sa musique, dont la guerre, l’environnement, l’être humain et sa passion pour la musique.
«Quand quelqu’un me pose des questions sur ma vie personnelle, il baisse immédiatement dans mon estime, indique-t-il. Je ne le vois plus comme un journaliste, mais comme une commère. Je ne vous demanderais jamais combien vous gagnez. Mais pour je ne sais quelle raison, plusieurs me demandent combien je gagne et quelle est la chose la plus chère que j’ai achetée. Je me dis toujours : « Je suis sûr que leur mère doit leur avoir dit de ne pas poser ce genre de questions! »»