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Critiques CD de la semaine du 12 au 16 janvier 2009

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Douze hommes rapaillés, Little Jackie, Rodéoscopique, Et Gregor et Bajoli.

 Bonne idée
 Artistes variés
 Douze hommes rapaillés (4/5)

Ces chansons confectionnées à partir de poèmes de Gaston Miron sont magnifiques. On en connaît bien quelques-unes grâce à Chloé Sainte-Marie (Je marche à toi, Mon bel amour, Ce monde sans issue), mais, réarrangées et interprétées par des hommes, elles semblent comme plus près du poète.
La réalisation de Louis-Jean Cormier (Karkwa), dont la griffe demeure présente du début à la fin, en fait un album qui se tient, voguant dans les eaux du folk moderne. Gilles Bélanger, qui a mis ces textes en musique, a eu une excellente idée. On découvre ou redécouvre les mots de Miron.       
– Eric Aussant

 Touche Motown
 Little Jackie
 The Stoop (3,5/5)

Little Jackie, c’est un duo new-yorkais composé de la chanteuse Imani Coppola (qui avait obtenu un certain succès dans les années 1990 avec le titre Legend of a Cowgirl) et du multi-instrumentiste Adam Palin. Sur The Stoop, son tout premier album, le groupe allie rythmes hip-hop et sonorités Motown avec finesse et doigté, grâce à la réalisation en béton de Michael Mangini. Les textes sarcastiques et directs de la formation ne sont pas sans rappeler ceux de la Britannique Lily Allen (The Kitchen et 28 Butts, pour ne citer que ceux-là). Seul bémol : les mélodies sont trop peu mémorables.
– Marc-André Lemieux

 Cinéma country
 Rodéoscopique
 Rodéoscopique (3,5/5)

 
La formation Rodéos­opique nous transporte en plein cÅ“ur d’un bon film western avec son premier album éponyme. Le groupe créé autour du guitariste Antoine Berthiaume repousse les limites de l’album instrumental en nous enveloppant dans un univers cinématographique ou règne le désert, le cowboy et les Indiens. Le 7e art est si présent dans Rodéosco­pique qu’en parcourant les différentes pièces, on imagine les images qui viennent s’y coller. Grâce à son premier opus, la formation québécoise offre le véhicule parfait à tous ceux qui ont envie de faire un petit voyage tout en restant sur leur sofa.
– Mathieu Horth Gagné

 Drôle de poète
 Et Gregor
 L’amour à perpétuité (3/5)

Grégory Lemay, alias Et Gregor, a déjà fait paraître un livre, Le roman de l’été, et voilà qu’il présente un premier disque. Ce dernier nous fait drôlement penser à un recueil de nouvelles récitées avec toutes ces histoires où le chanteur et musicien est le personnage central. Il nous parle d’amour dans des textes parfois étranges, avec une poésie bien à lui, qui rend parfois mal à l’aise. L’ambiance musicale de son album est tout aussi particulière : du rock indie d’influence anglo-saxonne un peu brouillon. Les radios universitaires et communautaires l’ont adopté. Nous, on aime sa démar­che créatrice, mais moins le résultat…
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Rap congolais
 Bajoli
 Hotel Impala  (3/5)

 
Bajoli commence son album avec un titre fort et ancré dans l’actualité : Tout ceci ne vous rendra pas le Congo résume en 6 minutes 30 la descente aux enfers de son pays d’origine, pillé par les pays occidentaux et déchiré par une interminable guerre civile. Un morceau de rap puissant où ses paroles font mouche. Le reste de l’album est moins engagé et de facture plus européenne. Bajoli décline les thèmes typiques de l’immigrant, le cul entre deux chaises dans son pays d’accueil – la Belgique. C’est moins réussi, hésitant entre le rap et la pop. Ça reste néanmoins bien fait et très entraînant.
– Lionel Martin
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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