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Critiques CD de la semaine du 5 au 9 janvier 2009

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums d’Alain Souchon, Serena Ryder, Fall Out Boy, All-American Rejects et Kevin Rudolf.

 Étrange légèreté
 Alain Souchon
 Écoutez d’où ma peine vient (4/5)

Étrangement, malgré un vent de légèreté qui souffle sur ce nouveau CD, Alain Souchon voit clair et canalise dans son écriture, sa musique et sa voix, qui sait se faire mélancolique, l’air du temps. Le tout avec des arrangements plutôt folk et vieille chanson française avec des claviers 1980 un peu décalés… Il y a pourtant peu de surprises dans le propos, Souchon abordant ses thèmes chers, dont les filles et les amours déçues (Les saisons, Écoutez d’où ma peine vient). Mais, au passage, il raconte un certain passé révolu (La compagnie) et dénonce les inégalités (Para­chute doré, 8 m2). Étrangement touchant.       
– Eric Aussant

 Accent country
 Serena Ryder
 Is It O.K. (3/5)

À 25 ans, Serena Ryder a déjà 3 albums à son actif et nous offre son 4e. Avec Is It O.K., la chanteuse ontarienne prouve qu’elle est arrivée à une belle maturité musicale avec un éventail de chansons folk à l’accent country. Dès la première écoute, la comparaison avec Melissa Etheridge est inévitable. Il y a quelque chose de similaire dans leur voix, mais aussi dans la passion qui se dégage de
l’interprétation de leurs titres (Sweeping the Ashes). Serena Ryder a cependant sa propre personnalité, et c’est ce qui lui permettra sûrement à traverser la frontière pour aller séduire nos voisins du sud.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Jeunes ambitieux
 Fall Out Boy
 Folie à deux (3/5)

 
Fall Out Boy est un groupe ambitieux. Pour Folie à deux, le quatuor s’est entouré de collaborateurs de premier plan, dont Pharrell, Debbie Harry et Elvis Costello. Le résultat est de qualité, mais peu mémorable. FOB continue de jouer dans les plates-bandes de Red Hot Chili Peppers avec ses hymnes rock aux accents funk (America’s Suiteheart, She’s my Winona ). Patrick Vaughn Stump a beau posséder une voix profonde faite sur mesure pour les ballades déchirantes, ça ne l’empêche pas de faire preuve d’humour. Sur Disloyal Order of Water Buffaloes, il lance l’ironique «Nobody wants to hear sing about tragedies.» Sage décision.
– Marc-André Lemieux

 Éternels ados
 All-American Rejects
 When the World Comes Down (3/5)

Même formule, même résultat. Le troisième album des All-American Rejects ne déçoit pas… pas plus qu’il ne surprend. Le quatuor d’Oklahoma prouve une fois de plus qu’il maîtrise l’art du refrain accrocheur (Gives You Hell), mais la démarche est encore trop adolescente. On décroche quand on entend des banalités puériles telles que «I wanna touch you / You wanna touch me too». Des titres comme Mona Lisa nous montrent toutefois que le groupe est capable de bien meilleures choses. On attend encore le CD de la maturité, mais pour l’instant, on se contente de la pop ensoleillée de Fallin’ Apart.
– Marc-André Lemieux

 Rock générique
 Kevin Rudolf
 In the City  (2/5)

 
Kevin Rudolf peut dire un gros merci aux rappeurs. Grâce à eux, son premier album n’est pas raté sur toute la ligne. In the City veut clairement montrer la versatilité du réalisateur de Miami. Des accents électros, beaucoup de rock, quelques traces de hip-hop… et trop peu de moments forts. Les ballades maladroites et génériques ennuient (I Song, Great Escape) et les titres plus «musclés» nous rappellent les pires moments de Limp Bizkit. Ne restent que le tube Let it Rock, avec Lil Wayne, qui fonctionne sur tous les plans, et Welcome to the World, qui lève à l’arrivée de Rick Ross.
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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