Waka Flocka @ Théâtre Telus
- Waka Flocka @ Théâtre Telus
Mardi 16 octobre
Je pars à Las Vegas samedi soir. Enterrement de vie de garçon d’un ami et tout ce qui vient avec. Jeu, alcool, clubs huppés, voitures de luxe, bouteilles de Crystal et mariages louches aux petites heures du matin. Petite virée tranquille entre amis prévenants. Seul problème, le retour est prévu pour mercredi matin… le lendemain du concert du rappeur Waka Flocka au Théâtre Telus… Vivre comme Waka à Vegas n’est pas un baume assez puissant qui me permettrait de manquer sa première prestation dans la métropole.
C’est que Waka Flocka est un des rappeurs les plus charismatiques de l’heure. Flow agressif, attitude de bandit, chaîne en diamants La Panthère Rose et back vocals d’idiot. Il a trouvé sa recette. Avec la sortie de Flockaveli en 2010, son nom a immédiatement fait le tour du monde. Du vrai rap méchant conçu pour trasher sur le dance floor. On est loin de la musique intello qui fait réfléchir, et Waka en est bien conscient. Ben, je l’espère.
J’ose croire que c’est un gars intelligent qui fait dans le rap ignorant. De grandes paroles telles que : «Hey you got me in a trance, please take off your pants. Pussy pop on a handstand you got me sweating please pass me a fan DAMN!!» Le genre de musique qu’on écoute en prennant un drink à la maison pour se motiver avant de sortir.
Son deuxième album, Triple F Life : Fans, Friends & Family, paru en juin dernier, est dans la même lignée, quoiqu’un peu moins «agressif dans le tapis». En ce moment, Juaquin Malphurs, alias Waka Flocka Flame, et son label Brick Squad Monopoly sont au top de la chaîne alimentaire du rap sudiste. Je ne sais pas combien de temps il restera pertinent mais, pour l’instant, c’est le moment ou jamais d’aller crier Rooster In My Rari, les bras en l’air, avec 700 autres fans.
1280, rue Saint-Denis
- Flying Lotus @ SAT
Vendredi 12 octobre
Le Californien Steven Ellison, alias Flying Lotus, arrive en ville pour faire la promotion de son nouvel album, Until the Quiet Comes, paru le 1er octobre. Du hip-hop instrumental qui flirte avec la musique électronique expérimentale. Ellison est un des artistes du genre les plus respectés du moment. Certains le comparent au défunt J. Dilla. Bien qu’on soit encore loin de la carrière d’un des producteurs hip-hop les plus influents des années 1990-2000, il est facile de voir une même approche sur le plan des compositions et des sonorités.
Des rythmes répétitifs jazzés et planants qui rappellent la belle époque de A Tribe Called Quest. Chose certaine, à 29 ans et avec 4 albums derrière la cravate, Flying Lotus est sur la bonne voie pour devenir un des grands de son époque.
1201, boulevard Saint-Laurent