Il était 3 fois 1 doigt: La trilogie de la main
L’idée d’une trilogie de courts métrages a germé dans l’esprit de Martin Talbot après le succès remporté par L’annulaire (gauche), un film d’à peine 20 minutes tourné avec deux de ses amis acteurs, Steve Laplante et Noémie Godin-Vigneau, en 2005. L’Å“uvre raconte l’histoire de Philippe, un jeune homme timide qui ne parvient pas à gagner le cÅ“ur de Julie, sa voisine de palier, car celle-ci ne ressent plus d’émotion depuis qu’un chien sans scrupules lui a arraché l’annulaire de la main gauche.
«Ce n’est pas comme les Harry Potter, explique le cinéaste de 41 ans. Je ne savais absolument pas où je m’en allais avec tout ça.»
Au cours des années qui ont suivi la sortie du film, Martin Talbot s’est consacré à l’écriture et à la réalisation de deux autres courts métrages, tout aussi décalés.
Dans le mystérieux 9, un comptable (Daniel Brière) n’arrive plus à calculer depuis qu’il s’est fait couper l’annulaire gauche. Et enfin, dans l’absurde Un homme de main, le bras droit d’un bandit confondant sa droite et sa gauche (Louis Champagne) se retrouve inscrit à un cours de danse à la suite d’un malentendu.
Les trois courts métrages ont été présentés dans un grand nombre de festivals internationaux, un exploit de plus en plus difficile à réaliser, selon Martin Talbot, surtout depuis l’avènement du numérique, qui permet à plusieurs réalisateurs en herbe de tenter leur chance.
«Avant, le court métrage était un passage obligé pour ceux qui désiraient faire du long métrage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, explique le cinéaste. Le septième art s’est démocratisé depuis l’arrivée des mini-caméras. Maintenant, le court a sa propre vie.»
La preuve? Ce week-end, le Cinéma Parallèle présente Il était 3 fois 1 doigt, qui réunit les trois récits.
Il était 3 fois 1 doigt
Au Cinéma Parallèle
Jusqu’à dimanche
En DVD dès le 15 avril