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Critiques CD de la semaine du 6 au 10 juillet 2009

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Madcon, Steve Hill  & The Majestiks, Maï Taï Orchestra, The Low Anthem et Rob Thomas.

Lumineux
Madcon
Conquest (3,5/5)

Tout comme les Américains de Outkast, les Norvégiens de Madcon mélangent les genres avec brio. Leur première offrande en sol nord-américain, Conquest, en est la preuve. Très dansant, l’opus oscille entre la soul (le méga tube Beggin), le reggae (Let It Be Known) et le hip-hop old school (What if). Parmi les meilleures pièces de l’album, citons la jazzy Wholehearted (un mariage parfait entre les sonorités organiques et synthétiques), le rap éclaté de 2000 ‘N Aa et la lumineuse The Sweetest Drug, un clin d’Å“il à la période motown et aux Jackson 5. Rangez votre CD de Gnarls Barkley!  
– Marc-André Lemieux

Équilibre parfait
Steve Hill & The Majestiks
The Damage Done (3,5/5)

Steve Hill, qui est peut-être le meilleur guitariste au Québec, nous offre un nouvel album, The Damage Done. Avec son groupe, The Majestiks, le musicien de Trois-Rivières a réussi à trouver un bel équilibre entre ses deux passions musicales, le rock et le blues. La guitare est omniprésente, mais jamais superflue sur cet opus, qui compte sept pièces originales et six reprises. Et même s’il est un virtuose, Hill ne tombe pas dans le piège de nous servir de longs solos techniques et interminables. La reprise de The Fire Down Below de Bob Seger, qui conclut l’album, est particulièrement réussie.
– Mathieu Horth Gagné

Des airs d’Hawaï
Le Maï Taï Orchestra
I Found My Wahine (3/5)

Fondé à l’occasion du 37e anniversaire du Coconut Bar de… Trois-Rivières, Le Maï Taï Orchestra lance enfin (!) un premier album dédié à la musique polynésienne. Dirigés par le «très séreux» Sir Christo­pher McLaren, les 10 musiciens, parmi lesquels on compte Sunny Duval et Carl Bastien, nous transportent à Hawaï. Aux sons du ukulélé et du marimba, on se sent au bord de la mer. Ne nous  manque qu’un cocktail à la main! Le Maï Taï Orchestra y a pensé, nous offrant des recettes de drinks dans le livret! À voir dimanche sur la scène Bell du Festival de jazz, à 20 h. 
– Geneviève Vézina-Montplaisir

Du bon vieux folk
The Low Anthem
Oh My God, Charlie Darwin (3/5)

The Low Anthem est un trio qui nous arrive du Rhode Island. Et, franchement, c’est une sympathique découverte. L’album est disponible depuis un certain temps déjà chez nos voisins du sud, mais il a fait son arrivée chez nous plus récemment. On a droit à du folk américain tout ce qu’il y a de plus traditionnel, banjo et harmonica à l’appui. Et on a le plaisir d’y voir se côtoyer de jolies ballades tout à fait planantes (To Ohio ou To the Ghosts Who Writes History Books) et des pièces au folk rythmé moins poli (The Horizon is a Beltway ou Champion Angel). 
– Christian Duperron

Commercial à l’os
Rob Thomas
Cradlesong (2/5)

Rob Thomas ne sait faire qu’une chose : pondre des chansons faites sur mesure pour les radios. L’ex-leader de Matchbox Twenty le prouve une fois de plus sur Cradle­song, son deuxième opus en solo. Alors que certains réussissent à plaire grâce à des chansons pop-rock simples, mais diablement efficaces (Maroon 5), Rob Thomas, lui, ne suscite que l’ennui… profond. Ses ballades (Someday) manquent crûment de saveur (et même d’âme), tandis que ses titres plus costauds (Give me the Meltdown, Mockingbird) sont aussi cool que l’ensemble du répertoire de Céline Dion.  
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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