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Une soirée entre amis

Marc-André Lemieux - Métro

Rachid Badouri a une bande de copains assez hétéroclite.

Le dynamique humoriste a souligné qu’il n’avait invité que ses «meilleurs amis», hier soir, au Théâtre St-Denis. Et comme il fallait s’y attendre, la cérémonie ressemblait à n’importe quel mercredi soir entre potes : plusieurs moments fort agréables, mais aucun vraiment mémorable (entre chums responsables, on attend habituellement au week-end pour en virer toute une).

C’est dans une atmosphè­re berbère, question de rendre hommage à ses racines, que Rachid Badouri est apparu à la foule. Entouré d’une douzaine de danseuses de baladi, le comique s’est fait plaisir en effectuant quelques petits pas de danse avant de se lancer dans un monologue sur les différences culturelles. Si ses blagues n’étaient pas toujours à la hauteur, son énergie, elle, était bel et bien au rendez-vous.

Passé maître dans l’art de dire tout haut ce qui ne se dit même pas tout bas, Mike Ward a fouetté un peu ses troupes en milieu de soirée en s’en prenant à tout ce qui bouge. Marie-Élaine Thibert («la chanteuse pas belle»), Susan Boyle («elle a une face de consanguin»), les quadriplégiques («s’ils se font poignarder dans le bas du corps, c’est aux nouvelles qu’ils vont l’apprendre») et les femmes battues (les commentaires de Ward étaient trop politiquement incorrects pour qu’on ose les retranscrire ici) en ont pris pour leur rhume.

Dominic et Martin se sont pour leur part amusés à aborder quelques-uns des sujets qui ont défrayé la manchette au cours de la dernière année… et même de la dernière semaine («le roi de la pop a poppé», ont-ils lancé).

Chaudement accueilli par le public, Jean-François Mercier a enseigné l’art de l’insulte à Rachid Badouri.

À la fin du numéro, l’élève avait dépassé le maître. «La prochaine fois que t’écris un Bye Bye, oublie pas de mettre des jokes dedans!» a crié le petit au «Gros cave».

La soirée a été ponctuée de deux ovations debout. La première a été réservée au duo Rachid Badouri – Charly­pop, qui nous a offert un fascinant voyage au pays du Petit chaperon rouge. La seconde a été destinée à Jean-Marc Parent qui, fidèle à lui-même, y est allé d’une série d’anecdotes colorées sur sa perte de poids.

Soulignons également la présence d’Eddy King qui a fait preuve d’originalité en nous présentant un numéro où il s’en est pris à Hergé, qu’il tient responsable de tous les clichés qui sont véhiculés sur son pays d’origine à cause de la pochette du livre Tintin au Congo. En jetant un coup dÅ“il aux babines surdimensionnées des personnages du livre, le comique s’est exclamé : «La seule personne que je connais qui a des lèvres aussi grosses, c’est Anne-Marie Losique!»

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