Gregory Charles : À la conquête du Nouveau Monde
Après avoir annoncé une série de concerts en France pour l’automne, c’est maintenant à l’assaut du monde anglophone, et plus précisément des États-Unis, que se lance Gregory Charles.
C’est à la nouvelle salle L’Astral qu’il tentera de séduire, du 23 au 25 juillet, les producteurs américains avec son spectacle One Night Stand, uniquement en anglais, présenté dans le cadre du Festival Just for Laughs.
De nouveau épaulé par l’équipe de Gilbert Rozon, l’artiste mi-francophone (par sa mère) et mi-anglophone (par son père) se dit fin prêt à aller faire chanter nos voisins américains. Entretien avec un chanteur toujours à la recherche de nouveaux défis.
Pourquoi avoir attendu jusqu’à aujourd’hui pour aller conquérir le monde anglophone? Quel a été le déclic?
Il y a plusieurs éléments… Premièrement, il y a la peur. C’est-à-dire, que réussir dans un village, puis dans la ville à côté, puis à Montréal et au Québec, ça fait peur à chaque fois. Lorsqu’on dépasse ces frontières, c’est épeurant parce que l’énergie que ça demande est considérable, les sous que ça demande sont considérables, et la pression qui vient avec l’investissement et les ambitions est également considérable. En fin de compte, ce qui m’a convaincu d’essayer maintenant, c’est que je crois que je suis un cas particulier. Je ne suis pas un nouveau visage que personne ne connaît, mais je ne suis pas non plus Céline Dion. Je suis quelque part dans le milieu et ça prend une équipe de soutien prête à aller jusqu’au bout, et là, je pense que c’est le bon moment.
Avez-vous des dates de boucler aux États-Unis?
Ce mois-ci, on va faire notre rodage ici, à Montréal, et beaucoup de producteurs seront là pour voir le show. Il y a déjà des approches dans différentes villes.
À quoi ressemblera votre spectacle?
Ça s’appelle One Night Stand parce que ça ressemble un peu à une date. Dans la première partie, je raconterai en musique qui je suis. Dans la deuxième partie, j’essaierai de mieux connaître le public. Dans la troisième, une fois qu’on aura fait connaissance, on pourra s’éclater! Il y aura des demandes spéciales, comme dans Noir et blanc, mais le spectacle ne sera pas tout à fait pareil.
Faire tout ça uniquement en anglais, est-ce que ça vous sort de votre zone de confort?
Pas vraiment. Pour le côté spontané du spectacle, l’endroit où ça a été le plus difficile, c’est à Québec. Parce qu’à Québec, les gens aiment autant la chanson française et québécoise que du Guns N’ Roses ou du Scorpions, ou même de la musique du monde. Donc pour quelqu’un qui fait des spectacles comme moi, avec toute la musique de la planète à sa disposition, il n’y a pas de meilleur endroit qu’à Québec pour le faire.
Si la formule fonctionne ici, vous avez bon espoir que ça fonctionne aussi aux États-Unis?
Oui. Parce que ce qu’on fait est tellement unique, et, pour l’avoir essayer dans différents marchés, je pense que ça va marcher.
One Night Stand
À la salle L’Astral
Les 23, 24 et 25 juillet