We Are Wolves: Les loups s'adoucissent
C’est en 2000 sur les bancs du Cégep du Vieux-Montréal qu’Alexander Ortiz, Vincent Lévesque et Antonin Marquis se découvrent une passion commune pour la musique. Étudiants en arts visuels, ils avaient envie de se changer les idées.
Sans aucune formation en musique, mais ayant les mêmes influences (Iggy Pop, Velvet Underground, Suicide), les trois gars se retrouvaient régulièrement pour s’exprimer. «On avait des bases élémentaires, comme tous les gars qui grattent un peu la guitare à 18 ans. Mais pour nous, c’était surtout un moyen de nous exprimer autrement, dit le chanteur Alex Ortiz. C’était l’extension de ce que l’on faisait.»
C’est ainsi que sort pour la première fois de sa tanière We are Wolves.
Plus raffiné
Depuis, le trio montréalais a fait du chemin. Il lance aujourd’hui son troisième album, Invisible Violence.
À peine revenue de sa tournée européenne pour son album précédent, Total Magique, la formation se retrouve pour plancher sur les nouveaux textes écrits par Alex.
«Nous avons tout enregistré en moins d’un mois cet été. La plupart des chansons étaient prêtes, mais tout le reste s’est fait en studio», raconte Ortiz.
Enregistrée à Montréal, dans le Mile-End, avec l’aide de Radwan Moumneh (Jerusalem in my Heart) et de Hadji Bakara (Wolf Parade), la nouvelle Å“uvre du trio se veut plus profonde.
«Il y a plus de travail, note Alexander Ortiz. On voulait quelque chose de plus raffiné.»
De nouveaux horizons
Pour cette troisième galette, We Are Wolves a eu envie d’explorer de nouveaux horizons, sur des couleurs plus pop et mélodieuses.
«Tout semble différent, mais tous est cohérent dans notre évolution, précise Alex Ortiz. On est plus matures et on a un désir de raffinement. On nous a mis dans un carcan électro-punk, poursuit-il. Mais c’est très limité et on sait faire autre chose. On ne veut pas se sentir restreints parce qu’on n’est pas dans notre genre musical.»
Ce changement s’explique aussi par la venue au monde de la petite fille d’Ortiz, Paloma, à qui celui-ci a dédié la première chanson de l’opus, Paloma.
«Quand ma fille est née, je ne pouvais plus jouer aussi fort qu’avant, raconte le nouveau papa. J’ai donc dû m’adapter!»
Que les fans se rassurent, les loups ne sont pas devenus de gentils agneaux. Malgré ses airs adoucis, Invisible Violence reste un album où l’on retrouve ce qui constitue les bases fondatrices du groupe, à savoir l’électro- punk.
Invisible Violence
Présentement en magasin
En spectacle au National
Ce soir et demain à 21 h