Cette semaine, Métro craque pour Le Killing, Olga, Troisièmes noces…
Cette semaine, Métro craque pour Le Killing, Olga, Troisièmes noces, Les pareils, Blanc, À nous la glace et Art.
1. Le Killing
Ils s’appellent Clochette, Quenouille, Hercule, Pizza, Glu ou Renard. Ces animateurs du camp de jour Saint-Cardinal font preuve d’une imagination débordante pour s’entretuer au Killing, un jeu d’élimination sans pitié auquel ils s’adonnent durant tout l’été. Cette rafraîchissante série web signée Alec Pronovost (Tony Speed), déclinée en huit épisodes d’une dizaine de minutes, nous a instantanément collé un sourire aux lèvres avec ses blagues absurdes et son petit côté nostalgique, qui nous a fait replonger dans nos propres années d’animation estivale, riches en partys, amourettes et autres jeux. Et puis, ça fait toujours plaisir de découvrir de nouveaux visages à l’écran (Louis Carrière, Daphnée Côté-Hallé, Olivier Trahan et Anthony Montreuil, notamment), en plus de voir de jeunes humoristes tirer superbement leur épingle du jeu : Jay Du Temple, David Beaucage et Rosalie Vaillancourt. Boum! Boum-a-chica-boum! Marie-Lise Rousseau (ravioli)
2. Olga
Olga naît à la fin du XIXe siècle, dans l’Allemagne remodelée par Bismarck. Orpheline, elle grandit auprès d’une grand-mère froide et distante dans un village reculé de Poméranie. C’est là qu’elle se lie à Herbert, issu d’une riche famille d’industriels. Émancipée, elle se bat pour devenir enseignante, alors que son ami, devenu son amant, multiplie les expéditions à l’étranger. Il disparaît dans l’Arctique à l’aube de la Première Guerre mondiale. Bernhard Schlink (Le Liseur) nous a habitués à une prose intelligente et sensible. Il n’a pas failli à la tâche avec ce Olga. Bien plus qu’une histoire d’amour, c’est le portrait d’une femme dont le destin a été modelé par l’époque et le lieu où elle a vécu. Aux éditions Gallimard. Jessica Dostie
3. Troisièmes noces
Dans cette comédie moins légère qu’elle en a l’air, le cinéaste belge David Lambert aborde une panoplie d’enjeux sociaux, dont la solitude, l’immigration et le deuil. Martin, un homosexuel veuf, voit débarquer dans sa maison Tamara, jeune Congolaise déterminée cherchant un mariage en blanc pour régulariser son statut. Les deux, que tout oppose a priori, devront convaincre les autorités de la sincérité de leur amour. Sympathique, bien qu’inégal, ce film offre de solides performances de Bouli Lanners et de Rachel Mwanza, qu’il fait plaisir de revoir au grand écran sept ans après le chavirant Rebelle, de Kim Nguyen. Marie-Lise Rousseau
4. Les pareils
Le succès de la série de romans jeunesse Défense d’entrer!, de Caroline Héroux, ne se dément pas. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que l’auteure derrière ces (déjà!) 10 titres – le plus récent, Eyjafjallajö – quoi?!?, vient de paraître – ait lancé une série dérivée pour les plus jeunes. Les Pareils, écrite pour les lecteurs débutants de six à neuf ans, met en vedette les jumeaux Tutu et Lulu. Dans le troisième tome, intitulé Les étoiles filantes, Tutu n’a pas l’intention de rater les Perséïdes et décide d’installer son télescope en cachette. Aux Éditions Défendu! Jessica Dostie
5. Blanc
Dans Blanc, son nouveau roman, l’auteur franco-américain Deni Ellis Béchard se met en scène dans une quête qui reprend celle de Au cœur des ténèbres, de Joseph Conrad (qui a servi de canevas au film Apocalyspe Now). Enquêtant sur un mystérieux écologiste caché dans la forêt de la République démocratique du Congo, l’auteur en profite pour aborder plusieurs questions épineuses comme l’identité, l’appropriation culturelle et le néocolonialisme. Aux éditions Alto. Benoit Valois-Nadeau
6. À nous la glace
Omniprésent dans l’univers culturel québécois, le hockey est souvent abordé uniquement du point de vue des professionnels. L’exposition À nous la glace – L’ADN du hockey amateur met plutôt de l’avant l’expérience de ceux qui jouent encore pour le plaisir. À l’aide de témoignages vidéo de jeunes joueurs et joueuses, de parents, d’entraîneurs et même d’un conducteur de Zamboni, l’expo nous ramène à l’essentiel : les liens que ce sport permet de créer et les joies et les peines qu’il procure. De quoi donner l’envie de sortir son Sherwood et ses vieux patins Tacks pour aller taquiner la rondelle à la patinoire du coin. À la Grande Bibliothèque jusqu’au 3 novembre. Benoit Valois-Nadeau
7. Art
Grand succès parisien, la satire de Yasmina Reza sur le monde de l’art reprend l’affiche. Serge s’est offert un tableau entièrement blanc signé par un artiste en vogue. Peu impressionnés par le prix astronomique de l’œuvre, ses amis se moquent de la dépense en s’adonnant à une joute verbale grinçante. Le texte candide laisse peu de place à l’interprétation, mais les vétérans du rire que sont Benoît Brière, Martin Drainville et Luc Guérin jouent la comédie à merveille. À déguster comme du théâtre d’été dans le creux de l’hiver. Au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 2 mars. Charlotte Mercille
Et on se désole pour
Les absents aux Grammy
Ariana Grande a ajouté son nom à la longue liste des artistes qui brilleront par leur absence au gala des Grammy, ce dimanche. Parmi ceux qui se retrouvent en nomination, on note également Taylor Swift (qui préfère encourager son copain Joe Alwyn aux BAFTA le même soir), le Canadien Drake – nommé sept fois! – qui ne s’est pas pointé le bout du nez à la cérémonie depuis 2013, et les gars de Maroon 5, qui risquent de vouloir se faire discrets après leur pas-super-performance au Superbowl. L’animatrice de la soirée, Alicia Keys, fera-t-elle une Guy A Lepage version 2004 d’elle-même en balançant les trophées des absents? À suivre! Marie-Lise Rousseau