Critiques CD de la semaine du 23 au 27 août 2010
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Black Mountain, Douze hommes rapaillés, High Tone, Never Shout Never et Brian Wilson.
|
Belle découverte Black Mountain Wilderness Heart (4/5) |
Ça vaut vraiment la peine de s’intéresser au quintette canadien Black Mountain, qui roule sa bosse depuis 2004. Wilderness Heart est un excellent album de rock, qui rappelle celui de Joan Jett. Tantôt psychédéliques, tantôt plus soft, les pièces gagnent à être écoutées plusieurs fois. Les chansons Radiant Hearts et The Way to Gone sont particulièrement savoureuses. Le groupe vancouvérois a été finaliste pour le prix Polaris 2008, et on comprend pourquoi. On se croise les doigts pour qu’ils viennent faire un tour à Montréal bientôt! Une belle découverte à partager.
– Rachelle Mc Duff
|
Moins fort Artistes variés Douze hommes rapaillés Vol.2 (3,5/5) |
Louis-Jean Cormier a réuni ses 12 hommes rapaillés (sauf pour Plume, remplacé par Yves Lambert) afin de mettre une deuxième fois en musique les textes du poète Gaston Miron. Même si les mots frappent moins que sur le premier effort, la magie est encore présente. On a donc droit a des moments très forts (Perreau, Corcoran, Flynn, Lavoie). Mais contrairement au volume 1, soutenu de la première à la dernière note, certaines pièces tombent ici à plat (Vallières, Rivard). Cormier a toutefois relevé le défi de faire vivre des pièces ultra modernes aux côtés d’autres plus traditionnelles.
– Vincent Fortier
|
Beau mariage High Tone Out Back (3,5/5) |
Les Lyonnais de High Tone ont décidé de faire leur entrée sur le marché québécois avec ce 16e album. Tout en gardant la base dub qui lui est propre, le groupe fait une belle incursion dans le monde électro. Ses membres parviennent à marier intelligemment les rythmes dub et les sons électro, ce qui donne à l’ensemble une belle richesse sonore. Un soin particulier a été apporté à la succession des titres qui montent doucement mais régulièrement en puissance. Dommage que les quelques emprunts au rap soient réalisés de manière malhabiles et aient pour effet de casser cette belle dynamique.
-Marjorie Wirzbicki
|
Sincère Never Shout Never Harmony (3,5/5) |
Après avoir lancé plusieurs minialbums et après avoir été courtisé par plusieurs maisons de disques, la nouvelle coqueluche américaine Never Shout Never, alias Christofer Drew Ingle, lance un deuxième véritable CD. Un excellent disque. L’artiste a un réel talent pour composer des mélodies pop-folk accrocheuses et chante avec aplomb, sincérité et charisme des textes qui baignent dans le présent. De plus, la réalisation de Butch Vig est de haut calibre. Tout est là pour une écoute plaisante. Point négatif : les 11 chansons durent environ 2 minutes chacune. Quelque 27 minutes, ça fait court pour un album…
– Éric Aussant
|
Gershwin revisité Brian Wilson Reimagines (2,5/5) |
Brian Wilson reprenant les classiques du compositeur américain George Gershwin, ça donne quoi? Principalement, un album qui nous donne le goût de découvrir ou de redécouvrir l’original. Les pièces de Wilson ne sont pas mauvaises – difficile de contester le talent de ce grand nom -, mais ne rendent pas justice à l’original. Trop sirupeux par ici, trop sixties par là. Et rien qui se démarque dans les 14 pistes. Les connaisseurs ne voudront toutefois pas manquer The Like in I Love You et Nothing But Love, deux pièces laissées inachevées de Gershwin qui ont été complétées par l’ex Beach Boys.
-Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt