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Joyeux Noël, miss Lennox

Guillaume B. Decherf - Méreo France

Venue au monde le jour de Noël en 1954, Annie Lennox avait depuis longtemps en tête son album de Christmas Carols, concept adulé des Anglo-Saxons et auquel les plus grands se sont frottés. «Et même si ce n’est pas lié et que je ne fête plus mon anniversaire depuis des lustres», précise l’intéressée, A Christmas Cornucopia est né. Tel le divin enfant, que la star écossaise reprend ici en français, souvenir de ses années de chorale à Aberdeen.

«J’avais une vision nostalgique pour ce disque, avec ce que les gens veulent entendre en cette période.» En guise de nouveauté, juste une ballade, Universal Child, dont les bénéfices iront à sa fondation qui aide les orphelins du sida en Afrique du Sud. «Ce disque, les gens l’aimeront ou le détesteront, mais j’en suis très contente, même si tourner ensuite est exclu.»

Athée, Annie s’est donnée corps et âme à son projet. Même si elle reconnaît le côté «assez surréaliste» de la chose. «D’ailleurs, en entendant ces chants de Noël sortir de ma voiture cet été, les gens pensaient que j’avais perdu la boule!» Ayant vendu plus de 80 millions d’albums, Lennox vit co-mme bon lui semble : sans compromis ni plan de carrière, «avec liberté et flexibilité comme maîtres mots». Elle n’écoute plus guère de musique, hormis «celle du juke-box géant que j’ai en tête, car je suis trop impliquée pour écouter du neuf. Mais quand je vivais à Paris à la fin des années 1980, j’adorais déambuler dans les rues pendant la Fête de la musique».

Si elle voit toujours Dave Stewart, une reformation d’Eurythmics ne semble pas de mise. «J’aime être indépendante. Or, renouer un partenariat serait revenir en arrière et je ne veux pas faire ce qu’on attend de moi.»

A Christmas Cornucopia
Présentement en magasin

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