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Nouvel album de Michael Jackson: notre critique chanson par chanson

Michael n’est ni le désastre que plusieurs appréhendaient ni le retour triomphal que d’autres espéraient. L’album regorge de bonnes idées, mais elles sont souvent mal exploitées… ou pas assez développées. La direction musicale laisse aussi à désirer. Qu’est-ce que les applaudissements en canne et le saxophone viennent faire sur Behind the Mask, une chanson faite sur mesure pour les clubs? L’opus, qui – on le craint – sera rapidement relégué aux oubliettes, nous montre que Jackson, avec sa voix soul et sensible, savait comment conférer un supplément d’âme à des titres plutôt fades et beiges.

Note globale: 2,5 / 5

Chanson par chanson:

Hold My Hand (en duo avec Akon)
Jackson n’a pas participé à l’écriture de cette ballade R’n’B plutôt fade et au refrain peu mémorable qui verse dans la surenchère avec un chÅ“ur gospel.

Hollywood Tonight
Ode accrocheuse aux Lindsay Lohan de ce monde en­jolivée de beat box et de sifflements. Bémol?: une partie rap signée Taryll Jackson, un des neveux de la star.

Keep Your Head Up
En dépit de paroles simplistes truffées de clichés, cet hymne aux jours meilleurs fait mouche grâce à la voix de Jackson, empreinte d’une grande sensibilité.

(I Like) The Way You Love Me
Évoquant la période motown et le doo-wop (progression linéaire des cordes au piano), cette gentille chanson d’amour crée un effet enveloppant.

Monster (avec 50 Cent)
Avec l’aide du rappeur 50 Cent, Jackson compare les paparazzis à des monstres sur des rythmes R’n’B plus pesants. La meilleure chanson de l’album.

Best of Joy
Ballade hop la vie quelque peu insignifiante : le ciel est bleu et les oiseaux gazouillent, mais le piccolo agace. Les envolées vocales soul sauvent la mise.

Breaking News
MJ s’en prend (encore) aux gros méchants médias sur le genre de beats pré-mâchés semblant sortir d’un vieux synthétiseur acheté chez Radio Shack.

(I Can’t Make it) Another Day (avec Lenny Kravitz)
Jackson pousse la note avec vigueur sur ce titre rock qui porte l’empreinte de Lenny Kravitz. Soulignons la présence de Dave Grohl à la batterie.

Behind the Mask
Comptant sur des effets sonores clinquants (du verre qui éclate en morceaux) et une mélodie syncopée, cette pièce nous entraîne sur la piste de danse.

Much Too Soon
Michael Jackson se montre vulnérable sur cette ballade acoustique qui explore le thème de la déception amoureuse. Sortez les violons!

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