Deborah Chow: Montréal, t'es tellement belle
Deborah Chow a écrit une dizaine de versions du scénario de The High Cost of Living, mais dès le départ, Montréal était présente comme un personnage à part entière, assure-t-elle.
Vous situez votre film dans un Montréal multiculturel et bilingue…
J’ai voulu montrer un Montréal qui refléterait ma propre expérience ici, le quartier chinois,
le Mile-End, le Plateau… Les places où je me tiens. Je ne l’ai pas fait avec une intention politique, mais c’est vrai que, après avoir vu des films québécois, je crois que je n’ai jamais vu le Chinatown, par exemple. Le multiculturalisme n’est pas le sujet principal du film, mais il est présent parce que c’est une réalité ici.
Zach Braff joue le personnage de Henry. Pourquoi un acteur américain?
Je voulais qu’il soit un étranger dans la ville, qu’il soit différent des autres. Et pour ce qui est d’avoir réussi à engager Zach Braff… on a été chanceux! C’est mon premier long métrage, on n’avait pas un gros budget… je visais nettement moins haut! Quant à Isabelle, je l’avais vue dans Borderline et, depuis, je ne voulais personne d’autre qu’elle pour jouer Nathalie. C’est un rôle difficile, ça aurait pu être très mélodramatique, mais elle l’a interprété avec beaucoup de subtilité.
Quel a été le plus gros défi de ce tournage?
Trouver le bon ton. Que ça ne soit ni trop mélodramatique, ni trop comique, ni trop tragique… Ç’a a été possible grâce à Isabelle et à Zach. Zach a cette façon d’être drôle et charmant sans pourtant essayer, et c’est difficile de le détester. C’était important pour ce personnage.