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Mirador, la tragédie après la parodie

Marc-André Lemieux - Métro

Les acteurs de Mirador ne s’offusquent pas d’avoir été parodiés par Marc Labrèche. Bien au contraire. Sur le plateau de tournage de la deuxième saison de la série, ils s’amusent même à reproduire les drôles de sketchs dont ils faisaient l’objet à 3 600 secondes d’extase. «En répétition, on se taquine, on s’appelle « sexy Pokémon »… révèle Catherine Trudeau. On fait notre propre parodie de la parodie!»

Même les auteurs de la série, Isabelle Pelletier et Daniel Thibault, ne sont pas restés indifférents à la
caricature de l’animateur. Ils y feront même allusion à quelques reprises lorsque Mirador retrouvera sa place dans la grille horaire de Radio-Canada cet automne. «Ce sont des clins d’œil», précise Daniel Thibault, sourire en coin. Avis aux amateurs : dans le premier épisode, ouvrez grand les oreilles pour entendre une réplique du personnage interprété par Catherine Trudeau, la très stressée Chantal Boutin. Cette dernière répétera une phrase clé des imitations de Labrèche : «On organise une conférence de presse!»

Si l’heure est à la blague entre les prises, on ne peut pas en dire autant quand les caméras roulent. D’après les informations que nous avons recueillies, la suite de Mirador sera placée sous le signe du drame. Pendant l’écriture de la deuxième saison, les auteurs s’étaient d’ailleurs trouvé un titre de travail évocateur : Sur le siège du diable.

L’action de Mirador reprendra six mois après l’accident dont a été victime le patron de la puissante boîte de relations publiques, Richard Racine (Gilles Renaud). En piteux état, il sera contraint de laisser les rênes de son cabinet à ses fils, Luc (David La Haye) et Philippe (Patrick Labbé). Le tandem devra travailler d’arrache-pied, et ce, dès son arrivée au pouvoir, puisque l’entreprise sera frappée par un scandale de premier ordre. Cette affaire, qui s’étirera sur deux heures, fera ensuite place des épisodes bouclés qui relateront la longue et tortueuse descente aux enfers de Philippe. «Il se rend compte que diriger une compagnie tout en restant fidèle à ses principes éthiques, ce n’est pas facile», raconte le réalisateur Louis Choquette.

À la maison comme au travail, rien ne va plus pour le jeune leader. Sa relation avec Véronique (Pascale Bussières) bat de l’aile et se dirige vers une conclusion hautement dramatique qui a bouleversé tout le monde, à commencer par les auteurs de l’œuvre. «En l’écrivant, je pleurais, révèle Daniel Thibault. Je n’arrivais pas à croire que j’étais en train de leur faire ça.»

En réponse aux critiques, qui reprochaient à la série son manque d’uniformité, notamment dans le ton, Isabelle Pelletier promet une suite beaucoup plus réaliste. «Avant, c’était les montagnes russes, admet-elle. On s’est ajustés. Il y a une plus grande cohésion. On suit les personnages dans l’émotion.»

Le duo Thibault-Pelletier a déjà commencé l’écriture d’une troisième saison. La SRC ne s’est toutefois pas engagée à donner suite à la série. De nouveaux visages apparaîtront au générique de la série, dont ceux de Normand Daneau et de Nathalie Coupal. Le premier tiendra le rôle d’un nouvel associé de Mirador, alors que la seconde interprétera une ancienne journaliste qui passe de l’autre côté de la force.

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