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Men Without Hats: incursion dans les années 1980

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Voilà 20 ans que Men Without Hats n’avait plus fait de tournée. Ivan Doroschuk, leader du groupe, avait décidé de prendre une pause, pour ensuite s’occuper à temps plein de son enfant. «Ça fait 10 ans que je suis père au foyer, et mon fils est maintenant assez vieux pour comprendre ce que je fais», explique Doroschuk dans un français impeccable – même s’il a quitté Montréal pour s’établir en Colombie-Britannique il y a une décennie déjà.

Le concert que le groupe donnera au Métropolis revêt donc un caractère particu­lier pour le chanteur à l’inimitable voix de baryton. «C’est un super honneur d’être invité au Festival de Jazz, et je trouve ça vraiment bien qu’ils soient ouverts à accueillir des groupes de styles musicaux différents», affirme-t-il en précisant que les musiciens s’en tiendront aux arrangements vintage qui ont fait leur renommée.

Car c’est un spectacle «best of» que proposeront les Men Without Hats: The Safety Dance, Pop Goes The World, Where Do The Boys Go? seront au programme. «C’est un des trucs qui est l’fun de cette tournée; on n’a pas de nouveau disque à promouvoir, s’exclame Doroschuk. C’est la première fois dans ma carrière que je peux faire une tournée «best of». Tout le monde est content qu’après 20 ans d’inactivité, on ne lui fasse pas subir une heure de chansons qu’il ne connaît pas avant de pouvoir entendre les pièces qu’il est venu entendre.»

Le chanteur explique la longévité de la musique new wave de Men Without Hats par son côté très dansant, très entraînant. «J’ai aussi toujours pensé qu’un des facteurs qui ont aidé au succès de ces chansons-là, c’est le message qu’elles véhiculent, ajoute-t-il. The Safety Dance, c’est un message de non-­conformisme, d’acquisition d’autonomie, qui est toujours valable.»

Et si le public du groupe s’étend des fans de la première heure aux jeunes, c’est parce que plusieurs de ses pièces ont été utilisées dans diverses émissions et films, dont Glee et The Simpsons. «Mon fils de 10 ans connaît ma musique à cause du Crazy Frog, sur le canal Disney, rigole-t-il. J’ai remarqué que les influences des années 1980 sont très présentes ces temps-ci. Tout ça ensemble m’a fait comprendre que le timing était bon pour un retour.»

Un retour qui ne sera pas éphémère, puisqu’une fois la tournée terminée, Ivan Doroschuk et ses comparses retourneront en studio pour enregistrer un tout nouvel album. «On va garder notre son vintage, assure le chanteur. Paradoxalement, c’est très actuel!»

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