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Jimmy Hunt: le blues du rockeur

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Avec le succès que connaît son premier album solo, intitulé simplement Jimmy Hunt, le chanteur n’a pas à rougir du virage acoustique qu’il a pris en novembre dernier. Mais en entrevue avec Métro, l’ex- chanteur de la formation Chocolat lance d’une voix malicieuse : «J’avoue que des fois, je m’ennuie un peu de faire des shows de rock!»

Le jeune homme assure tout de même avoir encore beaucoup de plaisir à jouer ses pièces solos en concert. «Comme c’est un album de chansons, c’est complètement un autre feeling sur la scène et un autre rapport avec le public, explique-t-il. Ça permet des moments vraiment l’fun, plus intimistes que quand tu fais du rock.»

On se souvient que l’opus, très personnel, met à l’avant-plan les femmes de la vie de Jimmy Hunt, une incursion dans sa propre intimité à laquelle il s’est habitué. «Au début, surtout, j’avais l’impression de me mettre à nu, et les jours avant le lancement, ça m’angoissait, se souvient-il. Mais on se détache un peu à la longue. L’écriture est partie de faits personnels, mais c’est quand même teinté de fiction.»

Néanmoins, le rockeur en lui ne sera pas resté endormi bien longtemps, et le public devrait s’en rendre compte ce soir : «Au début de la tournée, on faisait vraiment l’album intégral, de façon très « ballade », dit-il. C’est normal, quand tu viens de lancer un disque, de vouloir coller à la version originale. Mais dernièrement, on a donné un peu plus de grain, un peu plus d’énergie aux chansons, ça sera plus mordant!»

Jimmy Hunt n’a pas eu beaucoup de temps pour se reposer ces derniers mois. Il se produira deux fois plutôt qu’une durant la saison des festivals – aux FrancoFolies et à Osheaga –, et il a également donné une semaine de concerts du côté de l’Hexagone au mois de mai, notamment en Bretagne, en première partie de Thomas Fersen. «Les gens ne connaissaient pas du tout l’album, alors c’était vraiment super, comme un nouveau départ… un feeling que je connais assez bien, disons!» lance-t-il en riant.

Et Hunt n’a pas l’intention de cesser ces recommencements à zéro – «le sentiment d’ascension est beaucoup plus stimulant que le sommet lui-même», proclame l’artiste –, d’abord en continuant à se renouveler musicalement. «La chanson folk, un peu lover, comme sur cet album, je ne pense pas que je puisse faire ça deux fois en deux ans, confesse-t-il. Cette année, c’est un peu mon année tranquille. Ça m’apprendra à vivre des peines d’amour!»

Du reste, le jeune homme a déjà commencé à travailler à de nouvelles chansons («C’est mon rythme habituel!» dit-il) et à tester de nouveaux genres musicaux. «Pour le prochain, sans aller complètement vers l’électro, j’aimerais laisser plus de place aux bons vieux synthés, révèle-t-il. Pour l’instant, c’est expérimental, je sais pas ce que ça va donner. Des fois, il suffit d’essayer plein de trucs pour finir par revenir à nos racines. Il faut juste prendre son temps.»

Jimmy Hunt
À L’Astral
Mardi à 19 h

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