Britney Spears: divertissement mécanique
Costumes affriolants, pop entraînante, mouvements de danse souvent machinaux, apparence de lipsynch… Certains indices ne mentent pas : Britney Spears était de passage au Centre Bell jeudi soir. La pop star de 29 ans y a offert une prestation divertissante et haute en couleur, mais quelque peu robotique.
Britney est montée sur scène à 21 h 15 tapant, au son du tout premier extrait de sa plus récente galette, Hold It Against Me, après la diffusion d’une vidéo où on la voyait jouer les espionnes aguichantes. Vêtue d’un maillot orné de paillettes qui révélait sa taille de guêpe, elle s’est adonnée à quelques déhanchements plus ou moins sentis (même la façon dont elle remuait sa crinière semblait hyper calculée), entourée d’une demi-douzaine de danseurs déguisés en policiers. La blondinette est par la suite apparue dans une cage pour Up N’ Down, et sous un imperméable blanc pour l’accrocheuse 3. «Bonjour Montréal!» a-t-elle lancé sous les applaudissement d’une foule gagnée d’avance et dont les cris ont redoublé d’ardeur dès les premières notes de Piece of Me.
Après un bref intermède musical, l’ex-Mousketeer a surgi d’un haut-parleur géant sur l’air de Big Fat Bass, pendant que des images de will.i.am (le réalisateur du titre) défilaient sur l’écran géant placé à l’arrière de la scène. S’en sont suivis How I Roll (durant laquelle Brit-Brit s’est payé un petit tour de décapotable), Lace and Leather (une petite danse sexy pour Pauly D, le clown de la téléréalité Jersey Shore qui avait réchauffé la salle à 19 h) et If U Seek Amy.
Fidèle à sa réputation, Britney a recouru au soutien de bandes pré-enregistrées à – on le suspecte – plusieurs reprises au cours du concert. Ce lipsynch n’a pas semblé déranger ses 10 000 fans, qui ont passé la soirée à danser, même pendant le troisième acte du concert, placé sous le thème plutôt flou des pyramides d’Égypte (d’où la petite touche arabe donnée aux succès Gimme More, Boys et Don’t Let Me Be the Last to Know, la seule ballade du concert).
Heureusement, Britney avait réservé le meilleur pour la fin avec la sensuelle Slave 4 U, I Wanna Go (entonnée en chœur avec quelques fans invités sur scène) et Womanizer.
Au rappel, on a eu droit à un festival de lasers sur les rythmes endiablés de Toxic et de Till the World Ends, pendant laquelle elle a survolé le parterre. En guise de conclusion, permettez-nous une courte réflexion : Britney a beau avoir intitulé sa tournée Femme Fatale, elle continue de pencher du côté de la minette hyper sexualisé… et non de l’amazone libérée qu’on aimerait tant qu’elle soit.