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Les 25 films à voir pour les 25 ans du festival Fantasia

Fantasia
«Dreams On Fire» de Philippe McKie est à Fantasia Photo: Collaboration spéciale Fantasia

Pour souligner la 25e édition du Festival International de Films Fantasia, on vous suggère 25 courts et longs métrages intrigants à voir jusqu’au 25 août.

Rappelons que Brain Freeze de Julien Knafo sera présenté en ouverture jeudi et que The Suicide Squad le sera en avant-première ce soir. En ce qui concerne le reste de la programmation, suivez le guide!

Films d’ici

Maria et The Righteous: deux titres à retenir qui seront projetés en première mondiale à Fantasia. Le premier est la comédie très attendue d’Alec Pronovost, écrite, produite et interprétée notamment par Mariana Mazza, tandis que le second est un film d’horreur psychologique du Mark O’Brien tourné en noir et blanc chez lui à Terre-Neuve.

La coproduction entre le Canada et le Japon Dreams On Fire nous emmène à Tokyo à la rencontre de Yume, une jeune danseuse aux grandes ambitions. La vedette japonaise Bambi Naka tient le rôle principal de ce drame signé par le Montréalais Philippe McKie, déjà sorti dans les salles obscures du pays du Soleil-Levant.

Le festival nous propose également de remonter le temps grâce à une collaboration avec Éléphant. Yes Sir! Madame… de Robert Morin (1994), d’abord, est une comédie satirique et expérimentale qui vient tout juste d’être restaurée. Et puis, Finalement… de Richard Martin est une comédie pseudo-érotique d’une grande rareté, puisqu’elle n’avait vu le jour que dans deux cinémas de Montréal en 1971. Il s’agit par ailleurs du seul film tourné au Québec pendant la crise d’Octobre.

Fictions contemporaines

De nombreux films retenus par Fantasia cette année abordent, d’une manière ou d’une autre, des sujets de société actuels. Les réseaux sociaux et web sont ainsi omniprésents ou planent sur plusieurs d’entre eux. #Blue_Whale de la cinéaste russe Anna Zaytseva retient notre attention alors qu’il est inspiré de cybercrimes qui auraient fait plus de 130 morts en Europe et du canular japonais «Momo»…

Dans Tiong Bahru Social Club, qui a déjà été présenté dans plusieurs festivals internationaux, dont celui de Busan, le Singapourien Tan Bee Thiam évoque avec humour et un brin de science-fiction une existence dictée par les algorithmes. The Deep House, dans un tout autre registre, raconte avec une tension certaine l’histoire d’un couple de youtubeurs passionnés par l’exploration d’édifices abandonnés et difficiles à trouver.

Jacob Klemmer se penche avec son court métrage Amuse Bouche sur le phénomène du mukbang, où des internautes se filment en direct en train d’ingurgiter des quantités souvent extravagantes de nourriture.

L’écologie n’est pas en reste avec The Feast. Le Britannique Lee Haven Jones nous emmène dans la campagne galloise pour cette fable horrifique dominée par la cupidité déjà remarquée par le Festival du film South by Southwest.

Animation

Difficile de passer à côté de ce qui se fait au Japon lorsqu’il est question du cinéma d’animation. Pour cette raison, Fortune Favors Lady Nikuko de Ayumu Watanabe (Studio 4°C), qui s’annonce extraordinaire et poétique, est à placer tout en haut de sa watchlist. Et Fantasia prévient, «ne visionnez pas ce film avec le ventre creux!»

Girl In The Water de la Taïwanaise Shi-Rou Huang nous plonge dans un univers délicat pour aborder le temps qui passe. Précisons que ces deux animés nommés en sus ont retenu l’attention du festival d’Annecy il y a quelques semaines.

Passé par Berlin et Sundance, Cryptozoo – de l’auteur américain de romans graphiques converti pour la première fois en réalisateur, Dash Shaw – conte les cryptides, ces animaux dont l’existence est contestée ou infondée, comme les licornes sur fond de quête amoureuse. Bonus: les voix de Michael Cera et Lake Bell.

Changement radical de style avec Frank & Zed, un film de marionnettes des plus gores. Frank, monstre parenté de Frankenstein, et le mangeur de cerveaux Zed sont ainsi confrontés à une malédiction…

Enfin, le court métrage Les Chaussures de Louis parle de l’arrivée de ce petit garçon autiste de huit et demi dans une nouvelle école.

Documentaires

Direction la scène punk avec deux récents documentaires. We Are The Menstruators met en lumière la Montréalaise Nadia G., qui du jour au lendemain va arrêter ses populaires émissions de cuisine pour se consacrer à sa musique. Poly Styrene: I Am a Cliché brosse quant à lui le portrait de cette afropunk mi-écossaise mi-somalienne des années 1970. Notons que ce dernier a été coécrit et coréalisé par Celeste Bell, la fille unique de Marianne Joan Elliott-Said.

Lui aussi passé par South by Southwest, Woodlands Dark And Days Bewitched: A History Of Folk Horror de Kier-La Janisse revient, comme son nom l’indique, sur le genre très spécifique de l’horreur folklorique. Pendant trois heures cette véritable anthologie scrute quelque 200 films et donne la parole à une cinquantaine d’intervenants.

On vous avait prévenu, internet flotte sur la 25e édition d’un Fantasia hybride. Avec You Can’t Kill Meme, Hayley Garrigus nous donne à voir la genèse des images agrémentées de texte qui fleurissent sur la toile et les réseaux. Que disent-ils alors de notre société? Beaucoup de choses, si l’on se fie aux personnes rencontrées par la réalisatrice. Sur (presque) le même thème, Dear Hacker d’Alice Lenay surprend tant par le fond que par la forme.

Curiosités de Fantasia

Si une chose est sûre, c’est que depuis 25 ans Fantasia nous offre sur un plateau d’argent ce qui se fait de mieux dans le cinéma de genre, bien souvent inclassable. Et cette année n’y échappe pas avec, entre autres, deux perles d’étrangeté venue de l’Uruguay. Ghosting Gloria du duo Marcela Matta et Mauro Sarser, se situe quelque part entre la comédie, le drame, la romance et le fantastique alors que tout commence sur un besoin évident d’atteindre l’orgasme pour la protagoniste. Et puis le festival déterre cette rareté de 1988, Act Of Violence In A Young Journalist, à laquelle les cinéphiles locaux vouent un culte.

Reconnu un peu partout dans le monde, l’humour belge se rend jusqu’à nous avec Mother Schmuckers de Lenny & Harpo Guit dont l’absurdité a déjà fait rire jusqu’à Sundance.

Pour finir, on vous conseille deux histoires de boxe au féminin avec Catch The Fair One de Josef Kubota Wladyka et Kali Reis, produit par Darren Aronofsky, et Fighter du Sud-Coréen Jéro Yun.

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