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Radio Radio @ Métropolis

  • Radio Radio @ Métropolis
    Vendredi 16 décembre 

Un ami vient de publier, sur son statut Facebook, une vidéo que j’avais complètement oubliée. Un segment de l’ADISQ de 1998. Moment où le rappeur 2 FACES, accompagné de sa bande du 83, était débarqué pendant le gala, en plein Théâtre St-Denis, pour interrompre l’animateur de la soirée, Guy A. Lepage. Une minute d’antenne leur avait été accordée. Juste assez pour se faire entendre et réclamer la présence d’une catégorie hip-hop crédible à l’ADISQ ainsi que pour dénoncer le fait qu’à l’époque, aucune radio commerciale ne soutenait le hip-hop local. Ça fait déjà près de 14 ans que j’ai vu ce «moment de télé» bien assis dans mon divan. Quatorze ans plus tard, la catégorie hip-hop existe, mais demeure controversée.

C’est en partie dû aux amateurs du genre. Le fan de rap québécois moyen est un être bien coriace. Il n’accepte que très rarement les marginaux et ceux qui osent sortir des rangs. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, la scène hip-hop locale est l’un des milieux les plus straight et fermés que je connaisse. Les artistes qui, comme Omnikrom et Radio Radio, osent faire une musique qui sorte un peu des sentiers battus se font crucifier sur la place publique. Plus souvent qu’autrement, le fan de rap moyen dira que «ce n’est pas du rap». Ce qui les fait encore plus rager est que ces artistes attirent souvent l’attention des médias dits mainstream, qui aiment voir un peu d’originalité arriver sur leur coin de table.

Un groupe comme Radio Radio n’a pas besoins, ni même intérêt à se faire accepter par le hip-hop québécois. Après deux albums, Cliché Hot et Belmundo Regal, le trio acadien est sur la bonne voie, étant apprécié à la fois du public et des médias. Au point où ils se «payent» le Métropolis. Ce n’est pas rien quand même. Ils sont la preuve qu’au final, il vaut mieux être considéré comme un artiste qui fait de la musique que tenter de faire plaisir à un groupuscule qui porte des œillères depuis plus de 14 ans maintenant. Metropolis, 59, rue Sainte-Catherine Est


  • Party de Noël DARE TO CARE @ Divan Orange
     Vendredi 16 décembre

Chaque année, la crème de la musique indie montréalaise va se branler un peu au Divan Orange. Une petite branlette sociale du temps des Fêtes qui ravigote. «Hé, salut! Ça va? Il était fou, le clip que t’as fait pour Philippe B!» «Ah merci beaucoup! C’est plate que vous vous soyez séparés. Hâte d’entendre ton album solo.» Une occasion pour les artistes, médias et gens de l’industrie musicale de gauche de se tâter le pee-wee et de sceller leur amitié à coup de gin tonics. Le type de soirée qui ne réinvente rien, mais qui unit un peu plus la grande famille musicale indie québécoise. Je suis sérieux. C’est important de se branler en groupe. Ça fait longtemps que l’élite plus mainstream le fait. C’est dur de réussir à vivre de sa musique au Québec, alors autant s’entraider et se soutenir un peu. Style Chevaliers de Colomb! Une branlette à ne pas manquer. J’y serai sans faute.  Divan Orange, 4234, boulevard Saint-Laurent

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