Culture

Une cinéaste de Rosemont explore les coopératives

Ève Lamont et sa mère, Rachel, à la coopérative d'habitation.
Ève Lamont et sa mère, Rachel, à la coopérative d'habitation Saint-Louis. Photo: Scène tirée de « La coop de ma mère »

La Rosemontoise d’adoption Ève Lamont présentera à partir du 15 octobre prochain le film documentaire La coop de ma mère, qui offre un aperçu de la vie en communauté dans une coopérative d’habitation de Gatineau, où habite sa mère.

Dans son film, la documentariste propose un portrait intimiste de la coopérative d’habitation St-Louis et de plusieurs de ses résidents. Ève Lamont a notamment choisi de s’intéresser au monde singulier des coopératives d’habitation en raison de leur caractère unique et de l’alternative qu’elles offrent au logement plus traditionnel.

«C’est un modèle qui est porteur parce que ça favorise les liens sociaux, soutient-elle. Quand tu es amené à gérer collectivement, ça amène les gens à se parler, à se rencontrer, à échanger, et il y a des gestes d’entraide qui se produisent naturellement. J’ai été beaucoup témoin de ça.»

Une coopérative et ses habitants

L’accès à l’intimité des locataires de la coopérative d’habitation St-Louis ne s’est pas fait du jour au lendemain. Parmi ceux présentés dans le film, on retrouve notamment de nouveaux arrivants, une femme atteinte de la sclérose en plaques et le père d’un enfant autiste . «Ça a été long. Je voulais voir, je voulais observer et ça demande du temps. J’ai filmé sur une période de deux ans et demi», raconte la documentariste, dont le but était d’apporter un éclairage sur ce type de logement tout en mettant l’accent sur ses habitants et leurs parcours.

«Ce n’est pas un film ni une analyse sur la vie collective. C’est des portraits de gens qui vivent dans la coopérative. À travers ça, on voit la vie en coopérative.», précise-t-elle cependant. Mme Lamont avance toutefois que d’avoir rejoint la coopérative a eu un certain impact sur la vie de ses intervenants. Je pense qu’ils ont pu mieux retomber sur leurs pattes. Et avoir une vie je dirais plus lumineuse, plus douce, en étant dans la coop.»

Le film La coop de ma mère sera présenté à la Cinémathèque québécoise à partir du 15 octobre. Il sera possible d’assister à certaines séances en compagnie de la réalisatrice et de certains intervenants du film.

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