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FNC: un festival à l'image du Québec

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Claude Chamberlan persiste et signe : il n’est pas intéressé à ce que son Festival du nouveau cinéma (FNC), qui fête cet automne 40 ans d’existence, prenne l’ampleur du Festival international du film de Toronto, par exemple.

«Je crois beaucoup à la proximité. C’est une marque de commerce du Québec, dit le cofondateur et direc­teur du FNC. De toute façon, Toronto a déjà gagné, il n’y a qu’une ville par pays avec un grand festival de cinéma… alors, on oublie ça. Et c’est parfait comme ça.»

M. Chamberlan a beau qualifier son festival de «petit moyen », force est d’admettre que de grosses pointures seront de la partie cette année : Melancholia, la nouvelle offrande de Lars Von Trier; Pedro Almodóvar avec La peau que j’habite; Faust, du Russe Alexander Sokurov, La guerre est déclarée, de la Française Valérie Donzelli, et on en passe.

Encore une fois, on fait la part belle au cinéma québécois, notamment avec le film de clôture M. Lazhar, de Philippe Falardeau, mais aussi avec Nuit #1, d’Anne Émond et Décharges, de Benoît Pilon. Une mouture dont M. Chamberlan n’est pas peu fier.

«Cette année, c’est le 40e anniversaire et c’est spécial, dit-il. J’ai l’habitude d’être gourmand, on en prend et on en laisse… Mais là, on a tout eu!»

Le directeur du FNC croit néan­moins que le nombre de films proposés est raisonnable. «On annonce 292 films, mais il n’y a que 110 longs métrages, alors que d’autres festivals en proposent 300 ou 400, indique-t-il. Ce n’est pas gérable. À ce nombre-là, tu peux être sûr qu’il y en a des mauvais!»

Claude Chamberlan, qui préfère miser sur la qualité et sur la découverte, ne se préoccupe pas du nombre de «premières mondiales» que le FNC présentera. «C’est sûr que Toronto a plus de premières, et après? Si un film est bon, on le présente!» s’exclame-t-il.

De la même manière, le directeur voit d’un bon œil la prolifération de festivals de cinéma, précisant que le Québec est le numéro 2 en matière de quantité de festivals de cinéma.

«On devrait être fiers de cette diversité, dit-il. Qu’il y ait Fantasia, les Rendez-vous du cinéma québécois, c’est hyper important. Ce n’est plus comme à l’époque où on avait les ciné-clubs dans les écoles. Moi, je me vois comme une courroie de transmission pour le public du Québec, en espérant que ça continue à longueur d’année. J’aime que les œuvres se promènent.»

Festival du nouveau cinéma
Du 12 au 23 octobre

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