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Le prestige de Messmer

Photo: Yves Provencher/Métro

La magie aura rarement été aussi présente que ces dernières semaines. Alors que Steve Carell et Jim Carrey se disputent le poste d’illusionniste en chef dans le film The Incredible Burt Wonderstone, Messmer a mis toute la foule réunie au Théâtre St-Denis dans sa poche avec son nouveau spectacle intitulé Intemporel.

Après quelques détours vers la France, une émission de télévision et des centaines de représentations, la scène n’a plus de secret pour Messmer. Il semblait d’ailleurs parfaitement à sa place dans ce décor rétro futuriste, à la fois immersif, interactif et relativement discret. Avec son sens de l’humour aiguisé, sa répartie surprenante et son charisme naturel, il était plutôt difficile de lui résister.

C’est justement ce que désire celui qui aime se faire appeler Le Fascinateur. Des gens qui sont susceptibles d’être hypnotisés et qu’il pourra manipuler comme des pantins. Du coup, ces hommes et ces femmes qu’il a choisis et réunis sur scène l’écoutent au doigt et à l’œil, redevenant des bébés ou des enfants de cinq ans, permettant même à un monsieur d’expérimenter un accouchement! De quoi rendre jaloux tous les Arnold Schwarzenegger de la planète.

Spectaculaire, sa prestation l’est assurément. Surtout qu’elle se bonifie au fil des numéros, qui utilisent les concepts de l’espace et du temps pour en mettre plein la vue. Même le cinéma et la musique sont mis à contribution avec beaucoup de fantaisie.

Bien entendu, la phrase «voyons donc!» risque de revenir régulièrement devant ce que font les participants. Une bataille pour une poupée et une virée dans la salle à chercher des poux dans les cheveux du public ne sont que deux exemples parmi tant d’autres qui ressortent de cette soirée hors de l’ordinaire.

La question n’est pas de savoir si tout est arrangé avec le gars des vues, si les personnes hypnotisées le sont réellement. À force de chercher la petite bête noire, de s’attarder sur des détails, le sceptique perd rapidement l’image d’ensemble. Celle d’un spectacle qui n’a aucune autre prétention que de divertir, de faire rire et réagir en cumulant les moments incroyables qui dépassent souvent l’entendement. De ce côté, c’est mission accomplie.

Messmer est en spectacle les 29 et 30 mars, ainsi que les 31 mai et le 1er juin.

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