Critiques CD de la semaine du 14 au 18 novembre 2011
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums des Cowboys Fringants, Stacy Jones, Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs et Pépé.
| |
Dans l’allégresse Les Cowboys Fringants Que du vent (3,5/5) |
Sur Que du vent, les Cowboys Fringants s’amusent ferme. Délaissant le spleen de leurs deux précédents albums, c’est avec le cœur à la fête que le quatuor enchaîne les morceaux. Même dans les moments les plus graves, les textes à la fois cyniques et nostalgiques du guitariste Jean-François Pauzé ont une franchise qui ne se dément jamais. Le groupe a certes beaucoup mûri avec les années, mais des pièces comme Classe moyenne (avec anchois) et Hasbeen feront à coup sûr sourire tous les habitués du Motel Capri…
– Maxime Huard
|
Authentique Stacy Jones Next to Eleven (3,5/5) |
Stacy Jones s’est d’abord fait connaître dans les années 1980, et est réapparu en 2009 avec l’album Back to the Highway. Le musicien des Laurentides récidive avec?Next to?Eleven, un opus à l’agréable parfum folk-rock rétro, qui n’est pas sans rappeler un peu le style de Neil Young par moments. Des mélodies étoffées, mêlées à la voix un peu nasillarde du chanteur : le résultat est surprenant par moments, mais toujours de la bonne façon. L’authenticité se sent dans les textes de Jones, tout comme son aisance et son expérience s’entendent dans sa musique.
– Jessica Émond-Ferrat
|
Bon vieux trad Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs Petit grain d’or (3/5) |
C’est un nouvel album tout à fait charmant que nous offrent Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs. Dans Petit grain d’or, la passion du trio pour la musique traditionnelle est palpable – et surtout contagieuse – et on sent qu’ils ont fouillé encore plus loin dans les répertoires de divers pays pour enrichir leur musique. C’est particulièrement dans les pièces instrumentales qu’on sent que les gars ont lâché leur fou, et ce sont celles-ci, donc, qui donnent les résultats les plus intéressants. L’un dans l’autre, on passe un bon moment dans leur univers festif.
– Jessica Émond-Ferrat
|
Délire d’amour Pépé Le véritable amour (3/5) |
Dans Le véritable amour, Pépé revient avec sa guitare et son sens de l’humour intraitable! On aime Pépé pour sa musique aux accents country-rock, sa pilosité, mais aussi pour ses textes délicieusement délirants. Sans être super originales musicalement, les chansons de ce quatrième album se distinguent toutefois par leur honnêteté. Pépé a aussi pu compter sur la collaboration de la charmante Mara Tremblay sur la chanson-titre. Bravo pour la pièce T’es pas gai, qui est complètement farfelue et désopilante!
– Rachelle Mc Duff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt