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Le départ prometteur de Marilyne Léonard

Marilyne Léonard
Marilyne Léonard Photo: J-F Galipeau

Marilyne Léonard, 21 ans, jeune recrue de la maison de disque Audiogram, a le vent dans les voiles depuis quelques mois. Accueillie à bras grand ouverts par l’industrie musicale québécoise, qui salue son talent et son authenticité, elle a sorti au mois de mai dernier une première mixtape avant de partir faire la tournée des festivals. Mais ce n’est qu’un début… 

La musicienne a commencé à écrire des chansons au début de l’adolescence alors qu’elle rêvait d’une carrière comme celle de ses idoles de jeunesse Miley Cyrus ou Justin Bieber. Dès qu’elle a appris la guitare, à 14 ans, elle s’est mise à l’ouvrage, un travail qui l’a menée à sortir Vie d’ange, dont elle a coréalisé la moitié des chansons.   

«Pendant l’enregistrement, j’ai expérimenté la réalisation et me suis rendu compte que j’étais capable de faire ça moi-même. Le prochain album, je le réalise au complet.» 

Un premier single de cet album à venir, C’est ma lady, est paru le 25 octobre dernier. Le projet entier devrait être lancé au printemps.  

Marilyne Léonard
Photo : JF Galipeau/Métro

Plonger plus creux 

Comme pour Vie d’ange, cet album tient lieu, pour elle, de journal intime dans lequel elle peut se parler à elle-même, réfléchir à ses expériences personnelles et à ses relations avec les autres, mais cette fois, avec plus de profondeur et d’expérience de vie. 

Musicalement aussi, Marilyne Léonard affirme qu’elle approfondit son art.  

«Je vais toucher à beaucoup de styles – le rock, le hip-hop, le indie, le funk – mais de manière plus recherchée qu’avant», promet-elle. 

L’autrice-compositrice-interprète explique qu’elle expérimente en matière d’arrangements. Fini pour elle «les schémas a-b-a-b, couplet-refrain-couplet-refrain». Elle veut que dans une même chanson, il puisse y avoir des changements de direction, de tonalité, de rythme. Une audace que l’on peut justement entendre sur le single C’est ma lady

Marilyne Léonard
Photo : JF Galipeau/Métro

Faire sa place dans l’industrie 

Avec sa musique, Marilyne Léonard a pour objectif de « rejoindre le mainstream, mais en apportant des éléments de l’underground», comme ont réussi à le faire avec brio des musiciens comme Hubert Lenoir ou Les Louanges, estime-t-elle. 

Pour l’instant, elle est assurément sur le bon chemin, elle qui a reçu la bourse Découverte remise par Bell Média dans le cadre du Gala de l’ADISQ, durant lequel Louis-José Houde l’a apostrophée

La chanteuse s’estime chanceuse d’être acceptée par l’industrie. Sa pensée rejoint toutefois celle d’Hubert Lenoir, qui a dénoncé, dans un de ses discours de remerciement au dernier Gala de l’ADISQ, le fait qu’il existe tant de musicien.ne.s talentueux.euses au Québec qui ont un large bassin de fans, mais qui ne reçoivent aucune reconnaissance institutionnelle et qui gagneraient à être présenté.e.s dans les médias traditionnels.  

«C’est toujours les mêmes qui sont mis de l’avant», lâche-t-elle.  

Pierre Lapointe affirmait, en entrevue à l’émission Il restera toujours la culture sur les ondes de Radio-Canada, qu’il était pour lui «de moins en moins motivant de faire un album en studio, même d’écrire». «Je me questionne sur la pertinence de faire ce métier-là […] Il faut comprendre qu’il y a de l’argent en musique, mais les artistes n’en ont plus», ajoutait-il, fustigeant sur toutes ses tribunes le pouvoir des plateformes d’écoute comme Spotify qui redistribuent très peu d’argent aux artistes.  

Tout juste débarquée dans ce milieu, Marilyne Léonard est d’accord qu’il y a un problème de redistribution, mais elle voit aussi des avantages à ces plateformes, elle dont la musique est partagée et découverte sur des playlists populaires, ce qui lui permet de se bâtir une communauté de fans.   

Marilyne Léonard
Photo : JF Galipeau/Métro

Regard au loin 

De toute façon, elle n’y pense pas trop.  

«Mes trucs vont bien, je suis chanceuse. L’avenir ne me fait pas peur. Je commence sur une si bonne lancée que je suis confiante pour la suite.» 

La dernière année a été chargée pour l’artiste et elle se dit fière du chemin parcouru. Plus affirmée que jamais, elle a hâte de passer à la prochaine étape et de remplir de grandes salles. 

Marilyne Léonard sera en concert au Ministère dans le cadre du festival Coup de cœur francophone le 12 novembre avec en première partie Rau Ze, la formation gagnante des dernières Francouvertes. 

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