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Cette année, on a craqué pour…

Cette année, on a craqué pour… 19-2, les chansons qui sifflent, Cœur de pirate, Arcade Fire à Pop Montréal, les comédies pour adultes, l’automne cinéma au Québec et le MBAM.

En 2011, on s’est désolé pour… Le retour du saxophone, les comics trop souvent adaptés au cinéma, J’suis sexy et ça t’excite, l’album posthume d’Amy Winehouse et les reprises inutiles.


1.
19-2
Entrée en ondes à Radio-Canada en février, 19-2 s’est avérée la meilleure série de 2011, ralliant autant le public que la critique. Avec son style inimitable, Podz y dépeint le milieu des policiers avec autant de réalisme qu’il l’avait fait avec celui des videurs de boîte de nuits dans Minuit le soir. Claude Legault et Réal Bossé épatent par leur jeu subtil et nuancé. Certaines des scènes les plus poignantes nous sont restées en tête pendant des jours après leur diffusion. On attend la deuxième saison avec impatience. (Jessica Émond-Ferrat)

2.
Les chansons qui sifflent

Vous les croyiez partis pour de bon? Erreur! Ils sont revenus… et plus accrocheurs que jamais! Quatre ans après le succès de Young Folks de Peter Bjorn and John, les sifflements ont de nouveau envahi des ondes radio cette année. Nos préférés demeurent ceux du groupe indie pop Foster the People, qu’on a pu entendre dans l’irrésistible Pumped Up Kicks, tiré de l’album Torches. Avec l’aide de Christina Aguilera, Maroon 5 a aussi nourri le phénomène avec l’entraînante Moves Like Jagger, tout comme Britney Spears, qui a montré qu’elle était encore capable de nous faire danser avec l’effré­née – mais quelque peu redondante – I Wanna Go.  (Marc-André Lemieux)
 

3.
Cœur de pirate

L’inimitable voix de Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, a résonné dans nos oreilles tout au long de l’année. En solo comme en duo (le projet Armistice avec Jay Malinow­ski), la jeune femme de 21 ans a prouvé que le succès de son premier album n’était pas le fruit du hasard. Bien qu’il soit inspiré de la pop des années 1960, son deuxième opus, Blonde, se révèle intemporel grâce à des petits bijoux comme Adieu, Danse et danse, Place de la République et La petite mort. (Marc-André Lemieux)


4. Arcade Fire à Pop Montréal

Pour souligner ses 10 ans, le festival Pop Montréal nous a offert un magnifique cadeau : un spectacle extérieur gratuit réunissant des artistes de haut calibre : Kid Koala,  Karkwa (qui a proposé les pièces de son excellent album Les chemins de verre) et surtout, Arcade Fire. Le groupe primé au gala des Grammy a créé un moment de pure magie et de communion entre les 100 000 spectateurs qui avaient envahi le centre-ville. (Jessica Émond-Ferrat)

5.
Les comédies pour adultes

Les films à l’humour décapant ont volé la vedette aux blockbusters d’action gonflés à la testostérone cet été. En tête de liste, Bridesmaids, une comédie mariant bons sentiments et blagues grossières. Kristen Wiig y offre l’une des meilleures performances de l’année, tous genres confondus. Dans la peau d’une demoiselle d’honneur au bord du gouffre, l’étoile de Saturday Night Live se révèle aussi touchante qu’hilarante. Bad Teacher et The Change-Up méritent aussi nos louanges. Tout comme Horrible Bosses, qui a eu le mérite de nous présenter Jennifer Aniston sous un nouveau jour. Plus désirable que jamais, l’ex-star de Friends semblait prendre son pied dans le rôle d’une dentiste à l’appétit sexuel insatiable. Espérons que ce virage sexy la convaincra de s’éloigner des rôles de «fille d’à côté» dans des bluettes sans saveur… (Marc-André Lemieux)

6.
L’automne cinéma au Québec

Tout comme l’an dernier (Incendies, À l’origine d’un cri, Curling), l’automne a vu naître une pléiade d’excellents drames made in Québec, à commencer par Café de flore. Réalisée par Jean-Marc Vallée, cette fable sur l’amour mettant en vedette Kevin Parent et Vanessa Paradis nous a bouleversé. Le sensible Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau nous a aussi touché, à l’instar du discret – mais non moins puissant – Le vendeur de Sébastien Pilote. (Marc-André Lemieux)

7. Le MBAM

Cette année, l’équipe du Musée des beaux-arts de Montréal nous a proposé plusieurs expositions éclatées. On pense à Planète mode de Jean Paul Gaultier, mais aussi à Big Bang, dans laquelle des artistes de divers milieux s’inspiraient d’une œuvre de la collection du musée pour en créer une nouvelle. Une idée brillante qui a donné lieu à des créations étonnantes de grandes pointures du cinéma (Denys Arcand), du théâtre (Wajdi Mouawad), de la musique (Pierre Lapointe), de la BD (Michel Rabagliati) et du cirque (Jeannot Painchaud). (Jessica Émond-Ferrat)


MÉTRO EN ENFER


  • Le retour du saxophone
    Grâce à son sens de l’humour, Katy Perry s’en est sortie indemne de Last Friday Night. On ne peut pas en dire autant de Lady Gaga (photo) et de son banal Edge of Glory. Passe moins de temps sur tes costumes et concentre-toi sur la musique, chérie.
  • Les comics trop souvent adaptés au cinéma
    Captain America, Green Lantern (photo), Green Hornet, Transformers 3… Overdose de navets. Heureusement qu’il y a eu X-Men: First Class pour sauver l’honneur.


  • J’suis sexy et ça t’excite
    Cette vidéo québécoise est encore plus abrutissante que le clip qu’elle parodie (Sexy and I Know It de LMFAO).
  • L’album posthume d’Amy Winehouse
    L’étoile britannique méritait mieux qu’une plate collection de ses restants de table (Lioness: Hidden Treasures).


  • Les reprises inutiles
    Le plaintif, bilingue (quoiqu’on ait de la difficulté à discerner le français de l’espagnol) et soporifique Je l’aime à mourir de Shakira, le (franchement) trop enthousiaste I Wanna Dance with Somebody de These Kids Wear Crown et le ridicule Passe la puck de Jacynthe, Jessy Gauthier et… Georges Laraque!

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