Critiques CD de la semaine du 5 au 9 décembre 2011
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Black Keys, Alain Souchon, Gym Class Heroes et Taqgada Jones.
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Rois du rock Black Keys El Camino (4/5) |
Le buzz autour des Black Keys pourrait-il être plus fort? Certains critiques parlent du septième album des Keys comme de leur meilleur – le Guardian leur a même donné une note parfaite de 5. Force est d’admettre que le duo de l’Ohio sait comment rendre électrisantes des pièces rock and roll d’une simplicité alarmante (Lonely Boy et Sister sont ô combien jouissives). À la barre d’El Camino, Danger Mouse insuffle juste ce qu’il faut d’originalité aux pièces brutes des Keys. Notre verdict : 38 minutes vivifiantes et sans temps mort.
– Vincent Fortier
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Mignon Alain Souchon À cause d’elles (3/5) |
Pour son 13e album studio, Alain Souchon tente de se remettre au goût du jour avec des sonorités qui sont les siennes, des chansons de sa jeunesse. Comme le dit le titre : c’est à cause d’elles qu’il est devenu chanteur. Et Souchon les chante sur un ton nostalgique juste assez appuyé. Ça donne un disque mignon, simple, mais jamais enfantin. Les crapauds, La mort de l’ours (signée Félix Leclerc) et la touchante Je plains le temps de ma jeunesse sont très réussies. Un seul inédit : Le jour et la nuit, chantée avec une chorale d’enfants.
– Eric Aussant
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Le goût du succès Gym Class Heroes The Papercut Chronicles II (3/5) |
Dur, dur de revenir à ses racines rap-rock éclatées après avoir goûté au succès commercial. C’est ce qu’on retient de ce Papercut Chronicles II, que le groupe annonçait comme la suite logique de son album paru en 2005… un an avant la parution de Cupid’s Chokehold, un tube qui l’a propulsé au top de la pop. Travie et a bande livrent un CD de qualité, mais qui trahit leur désir de jouer à la radio, comme en font foi leurs nombreuses collaborations (la joyeuse Stereo Hearts avec Adam Levine, la jolie The Fighter avec Ryan Tedder, etc.).
– Marc-André Lemieux
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Encore du fiel Tagada Jones Descente aux enfers (2,5/5) |
En presque 20 ans de carrière, Tagada Jones s’est peu essoufflé. Furieux, revendicateurs, engagés… les vétérans du hardcore français s’insurgent encore une fois contre tous les torts de la société, et ce avec la même hargne qu’à leurs débuts. Hélas, le groupe s’est également peu renouvelé. Les rythmes lourds et hyperactifs restent les mêmes que ceux des précédents albums, tout comme les textes, d’une simplicité un peu primaire. La formule plaira aux fans de la première heure, mais les mélomanes friands de nouveauté trouveront peu à se mettre sous la dent.
– Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt