Trois moments clés de MUTEK
Le festival de musique électronique s’est achevé cette nuit. Voici trois spectacles dont on se souviendra longtemps.
TOKiMONSTA
Avec son éclatant pastiche de rythmiques fragmentées, d’échantillons hip-hop de la côte ouest et de décharges musclées de synthés, la productrice californienne au profil ascendant TOKiMONSTA, de son vrai nom Jennifer Lee, a démontré avec aisance et imagination pourquoi Flying Lotus tenait à tout prix à ce qu’elle rejoigne les rangs de sa très sélecte écurie Brainfeeder. Avec son lot d’armes secrètes aux platines (notamment Cajmere et Kendrick Lamar), Lee a subjugué les festivaliers les plus pointilleux samedi à la SAT. (M-O H)
Laurel Halo
Semblant seule dans son monde, le visage couvert d’une cascade de cheveux bruns qui ondulaient au rythme de sa musique, Laurel Halo a signé une performance hypnotique au Métropolis samedi soir. On le sait, l’artiste new-yorkaise n’aime pas beaucoup chanter live et préfère s’adonner à des sets instrumentaux complexes, mais compréhensibles, d’une logique presque mathématique. N.B. : Les projections, faites de spirales qui accompagnaient ses expérimentations, étaient par-fai-tes. (N W)
John Talabot
Le musicien catalan n’a aucunement déçu la marée de mélomanes venue l’acclamer samedi soir. Accompagné de son compatriote Pional (qu’on a pu entendre sur quelques pièces de l’excellent ƒIN) au chant, mais aussi aux percussions, aux claviers et autres boîtes à rythmes, Talabot a succédé au cocktail expérimental ensorcelant de Laurel Halo, avec ses lueurs de house-pop contagieuse. Une série d’enchaînements électrisants qui ont sans surprise suscité l’euphorie collective avec la pièce So Will Be Now. (M-O H)