La Femme: «Notre but, c’était de devenir une référence»
Psycho Tropical Berlin, premier album du groupe français La Femme, est franchement excellent. Et ses créateurs en sont conscients. «On m’a dit que la sortie du disque était un jour important dans l’histoire de la musique», se souvient le guitariste Marlon Magnée au bout du fil. Conversation.
Quel genre de spectacle vous préparez pour votre prestation [de mercredi soir]?
Un show énergique, avec des bonnes dégaines et une machine à fumée si on peut en avoir une sur place. Un show comme on fait en France, quoi.
Avec les autres membres du groupe, vous êtes pas mal tous issus de la scène punk. Ce que vous avez gardé de cette époque, outre les influences musicales?
On a gardé l’idée de ne pas se prendre la tête, de prendre ça cool… Le côté simple.
Vous avez une collection d’instruments vintage assez impressionnante. Vous dénichez ça…
… sur l’internet. On passe la majeure partie du temps sur les sites. Des fois, on trouve ça en brocante, quand on a la chance.
Dans un récent article des Inrocks, on relatait la longue tournée américaine que vous avez effectuée il y a quelques années et durant laquelle
vous avez connu «la faim, la pauvreté, la peur des nuits sans toit». Une expérience particulièrement rude et difficile dont vous gardez tout de même de bons souvenirs?
Ouais, on a vraiment vécu des trucs intenses. Mais dans l’ensemble, c’était super cool. C’était juste une grande aventure. C’était plein de surprises, on ne savait jamais comment ça allait finir. En plus, ç’a vachement boosté notre carrière en France, le fait qu’on soit allés aux États-Unis.
Quand vous êtes revenus de cette tournée, vous avez senti un enthousiasme particulier pour votre groupe?
Ouais, mais ce n’était pas ouf non plus. C’est juste qu’on ne savait pas trop ce qu’il fallait faire, quelles entrevues refuser…
Ce sont des décisions que vous avez prises et que vous prenez encore démocratiquement, en tant que formation?
Non. C’est moi et Sacha [Got, claviériste et compositeur] qui décidons. Les autres suivent.
Vous dites parfois qu’il n’y a pas grand-chose dans la musique récente qui vous influence. Pourquoi?
Je ne sais pas… Ça ne s’explique pas trop. Je sais pas quoi dire. Enfin, la musique de maintenant nous touche moins. Il y a quelques trucs qu’on aime, comme Daft Punk, mais après… voilà, quoi.
Le plus beau compliment qu’on vous ait fait au sujet de votre musique, c’est quoi?
Je sais pas… on m’a dit que l’album faisait du bien pour la musique française, que ça serait une référence et que la sortie du disque était un jour important dans l’histoire de la musique. Il y a plein de groupes qui nous ont dit qu’ils avaient été influencés par nous aussi. Et il y a une part de vrai là-dedans.
Vous dites avoir «influencé plein de groupes». Comme qui, par exemple?
Ben, tous les nouveaux groupes qui sont arrivés après nous.
La Femme
Scène Loto-Québec
Mercredi soir à 22 h