Mike Ward et ses invités en traduction libre
L’ambiance était décontractée mardi à L’Astral, où Mike Ward se livrait à son expérience humoristico-linguistique. À savoir, inviter des humoristes francophones à se produire en anglais, et vice-versa.
«Les francophones ont l’habitude de donner beaucoup d’ovations debout. Donnez donc tous de l’amour à tout le monde!» a suggéré Mike Ward aux spectateurs venus voir son Bilingual Show. Un show durant lequel, a-t-il prévenu, il y aurait un entracte, «car les francophones boivent comme des débiles».
Le ton était donné. Le premier candidat à se prêter au jeu du «faites-nous rigoler dans l’autre langue» était Mike Paterson et sa drôle de coiffure. Le comique montréalais a offert une prestation bilingue dans laquelle il s’est entre autres désolé du mythe voulant que les filles francophones soient faciles, «CE QUI N’EST PAS VRAI!» (a-t-il déploré).
Au cours du spectacle, on a également fait la connaissance du Britannique Eric Lampaert, dont la langue maternelle est le français, mais qui se produisait in french «pour la toute première fois». Ou du moins, en théorie. Le sympathique humoriste est ainsi passé d’une langue à l’autre pour nous parler de cette fois où une âme charitable lui avait souligné sa ressemblance physique absolument frappante avec Narnia. «Pas avec un personnage de Narnia. Avec Narnia au grand complet! Le lion, l’armoire… TOUT!»
Après son passage, Ward s’est réjoui : «Heille! Eric Lampaert. On dirait un nom de personnage de Lance et compte!»
On s’est aussi bidonnés avec l’étonnante prestation de Jean-Thomas Jobin, qui parle un anglais à l’accent délicieux. Vous ne le croyez pas? Il peut même «say grey and white» dans la même phrase. «The proof» qu’il est «really bilingual». «I’m extremely polyvalent!» a-t-il assuré avant de demander si c’était vraiment un mot en anglais, ça, «polyvalent»?
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Après l’entracte, durant lequel les spectateurs ont été invités par Ward à aller «pisser, fumer et faire de la poudre», l’animateur a raconté des gags sur les effets cosmiques du Viagra, tirés de son dernier one man show, s’eXpose. Puis, il a invité le «plus drôle des gars de Montréal», Joey Elias, à monter sur scène. Hilarant, ce dernier s’est énervé contre les règles de français («vous mettez un demi-5 en dessous de vos c! What the f*ck is that?!») et souligné que les seuls mots qu’il avait appris en allant voir le hockey avec son ami du Saguenay étaient «shoote!», «fuck» et, pour une raison obscure, «ma grand-mère».
Sylvain Larocque a quant à lui offert un numéro applaudi. Il a notamment «testé» cette blague dans laquelle il se demande : «Comment se fait-il que, dans les films d’horreur, on ne voie jamais de fantômes avec des draps contours?»
Après quoi Mike a lancé que le show était terminé. «Nooooooon», a chigné un spectateur. «Noooon? Ah! Shut up!»
Concis, court, mais quand même comique.