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Carrie: Chloë Grace Moretz a la phobie des ados

Photo: Sony Pictures

Chloë Grace Moretz, vedette de Carrie, sait que l’école secondaire peut être un endroit terrifiant, et c’est pourquoi elle est si heureuse d’avoir fait l’école à domicile.

Chloë Grace Moretz s’est taillé une place enviable à Hollywood, d’abord en tant qu’enfant actrice et en tant qu’adolescente qui est capable d’en prendre quand vient le temps d’être confrontée à du matériel très, très adulte. Mais tout le monde doit vieillir un jour. Avec le remake de Carrie, l’actrice interprète l’une des étudiantes au secondaire les plus iconiques de l’histoire du cinéma, mais elle est désormais sur le point de laisser l’adolescence derrière elle. Ce qui lui convient parfaitement, parce que les ados la terrifient.

Ce personnage est sans doute le plus discret que vous ayez joué.
Le plus vulnérable, ça c’est certain. C’est le personnage qui fait le plus contraste avec les personnages que je joue généralement, mais en même temps, c’est aussi celui qui est le plus proche de ce que je suis intérieurement, en ce sens que je suis incroyablement naïve, quand on me compare à mes amis. Elle est certainement la personne la plus innocente que j’aie jamais jouée. Mais en même temps, c’était presque plus facile de me glisser dans sa peau que dans celle d’une garce, parce que je ne suis pas très bonne là-dedans. C’est plus dur pour moi de jouer une fille artificielle et coincée qu’une fille vulnérable.

Comment expliquez-vous que vous ayez gardé ce niveau de naïveté et pas vos amies?
Probablement parce que j’ai littéralement vécu une vie plus naïve; elles ont à composer avec des trucs comme les garçons et tout ça. Elles composent avec 10 fois plus de choses que moi à l’école. Vous en avez par-dessus la tête avec toutes ces choses à affronter, alors vous apprenez vite et vous évoluez vite. Et moi, comme j’ai fait l’école à la maison depuis que j’ai neuf ans, je n’ai pas interagi avec tant d’ados, depuis.

Quelle chance!
Je le pense aussi. Je n’aime pas les adolescents. Ils me font peur. Alors des groupes! Ils sont imprévisibles parce qu’ils deviennent idiots. Ils ne savent même pas ce qu’ils font, ils font des erreurs stupides et disent après : «Oh, je n’ai pas voulu faire ça. Je regrette.» Je n’ai jamais rien regretté dans la vie parce que je réfléchis avant chaque décision que je prends. Oui, je me suis trompée parfois, mais je n’ai pas de regrets. Et je connais des tonnes de gens qui regrettent ci ou ça et je ne comprends pas.

Est-ce la première fois que vous jouez un personnage plus vieux que vous?
En quelque sorte. Je veux dire, elle a 17 ans. Je pense que j’ai déjà joué une fille de 16 ans quand j’en avais 15. Mais le plus vieux personnage que j’ai joué jusqu’ici avait 20 ans. Ça, c’était un grand écart.

Vous vous êtes fait un nom en apparaissant dans des films pour public plutôt mature. Avez-vous une transition à faire maintenant que vous vieillissez et que les autres actrices de votre âge vous rattrapent?
Je pense que la transition se fait au niveau de l’âge, de l’apparence, que les gens se demandent si on peut jouer un adulte, et ce, sans être hypersexualisé ou quelque chose du genre. Ça donne quelque chose comme : «Je veux jouer un personnage adulte, mais je ne ferai pas ce que font les gens de 20 ans.» Vous voyez? Pour la sexualisation et d’autres choses aussi.

Mais vous pourrez encore jouer les ados pendant des années. Il y a des acteurs de 25 ans qui jouent des adolescents.
C’est ça, le truc, je ne comprends jamais ça. Quand j’aurai 20 ans, en tant qu’actrice, je veux rester à 20 ans. À 25 ans, la dernière chose que je voudrais faire, c’est de régresser, parce que j’ai travaillé si fort pour me rendre là où je suis. Pourquoi voudrais-je jouer un personnage plus jeune que moi – si je peux même obtenir le rôle? Ce qui est un problème, d’ailleurs. Le marché des 20 à 25 ans est très dur à percer. Il y a Jennifer Lawrence, Michelle Williams même qui jouent cet âge, Mia Wasikowska, tellement d’actrices fantastiques… Et on se demande : «Ça va finir où?» Il est où, le créneau dans lequel je vais pouvoir me glisser?

Et quel est-il, ce créneau?
Je crois que c’est simplement le réalisme, honnêtement. Je crois que mon point fort est d’être capable d’inclure du réalisme à des personnages complètement irréalistes. C’est ce que j’aime faire.

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Carrie
En salle dès vendredi

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