Soutenez

La fête des morts

Photo: Outnow

Un seul coup d’œil furtif à votre grille horaire suffit pour relever une tendance grandissante chez nos voisins du sud au niveau de la programmation lors des heures de grandes écoutes.

La mort, le morbide et l’horreur ont la cote ces temps-ci. La frousse rassemble.

Avec The Walking Dead en guise de bélier pour les autres, la danse macabre s’impose sur les ondes des grands réseaux et même les moins férus d’hémoglobine finissent par y trouver leur compte.

Que ce soit avec American Horror Story, True Blood, Dexter, les nouveautés Sleepy Hollow et Dracula ou encore les classiques comme Buffy the Vampire Slayer en perpétuelle rediffusion, l’horreur n’est plus une marginalité exclusive au mois d’octobre.

Si bien qu’à l’approche du temps des fêtes, un téléphage pourrait se sentir mal de consommer autant de mortalités entre deux soupers de famille.

J’en suis d’ailleurs le premier coupable, suivant religieusement l’éviscération massive de zombies depuis les débuts de The Walking Dead sur AMC, il y a trois ans. J’étais, à l’époque, un enthousiaste de la série avant même qu’elle ne débarque sur mon écran, accoutumé au travail de Robert Kirkman et de sa série BD du même nom.

On se garde le sujet de l’adaptation pour un autre tantôt, si vous le voulez bien.

L’épidémie horrifique ne semble pas vouloir ralentir, car elle reflète, comme beaucoup de vagues à la télé, la demande d’un auditoire. Les zombies sont à la mode et pas seulement à la télé. Il ne faut donc pas se surprendre de voir les déclinaisons se multiplier. D’ailleurs, The Walking Dead aura son propre spin-off plus tôt que tard selon AMC.

La question qui s’impose: où tracer la ligne?

Il n’y a pas si longtemps, l’horreur était une niche réservée à un public averti. Souvent à des heures tardives, il y avait un filtre qui s’appliquait par rapport à l’auditoire exposé à cette violence.

Plus maintenant, et c’est dommage.

Reste à savoir si le Québec emboîtera le pas. Sans souhaiter une propagation de la mort, une invasion de morts-vivants dans l’Unité 9 serait assurément plus divertissante que les méandres amoureux d’un aumônier repentant.

Qui plus est, Podz nous a démontré par le passé que la violence pouvait (et devait) être esthétique sur nos petits écrans. Reste à trouver le bon fil conducteur.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.