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Ces gars-là: le risque des attentes

Ces gars-là Photo: V

Nous y sommes enfin.

Deux semaines après la vague de critiques élogieuses envoyées en direction de la nouveauté de V, Ces gars-là, le public a finalement eu accès à la première diffusion de l’émission, lundi soir dernier.

Voyez-vous, au Québec, il y a toujours une poignée d’initiés qui consomment la télé d’avance et, en échange, ils écrivent sensiblement tous la même critique positive afin d’aider la promotion de l’émission.

Flatte mon dos et je vais flatter le tien, genre. Qu’on aime ou qu’on aime pas, quand on vend l’émission, on tourne toujours l’objectif vers le positif et le brillant. Un peu comme vendre un condo avec une cuisine désuète, suffit de placer plusieurs photos de la salle de bain rénovée.

Bref, c’est toujours risqué d’embarquer dans le train avant même de voir la destination qu’il affiche. Ces gars-là, après le cirque médiatique, était vendu d’avance pour plusieurs. Un like automatique sur Facebook.

Remarque, ce n’est pas si mal comme pratique. Pour les créateurs d’ici, recevoir plus de fleurs que de pots est toujours une belle conclusion à des mois d’efforts avant de voir une production sur les ondes. En ce sens, on n’est pas ici pour taper sur la tête de Sugar Sammy, Simon Olivier Fecteau et l’équipe derrière l’émission.

Mais… Car il y a un mais.

Ce n’était pas particulièrement drôle Ces gars-là, ni inventif, ni neuf comme proposition.

Est-ce que ça demeure agréable à regarder? Oui, tout à fait. Vais-je y retourner? Sans doute, oui. Mais est-ce que j’ai vraiment retenu quelque chose de mon visionnement? Pas forcément non. Il n’y avait rien lors du premier épisode de Ces gars-là que je n’avais pas déjà vu et revu des dizaines de fois en télévision. Des formules efficaces, mais un brin fatiguées.

Au fond, l’émission n’avait pas besoin de réinventer la roue. Sauf que les superlatifs étaient tellement abondants avant sa première diffusion que, inévitablement, n’importe quoi d’autre qu’un remède pour le cancer allait être une déception.

V s’est tiré dans le pied en décalant sa rentrée télé à la fin du mois de février, contrairement aux autres diffuseurs qui ont déballé leur programmation un peu après le retour des Fêtes. Les délais engendrent forcément des attentes et, après une tournée médiatique particulièrement bruyante, les attentes étaient obligatoirement démesurées pour Ces gars-là.

Ce qui est pas mal toujours une mauvaise chose.

À l’avenir, attendons d’avoir visionné une émission avant d’en faire l’éloge. Ça serait la moindre des choses.

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BONUS : tout est dans le titre – un classique de Public Enemy.

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