Critiques CD: Ariel, Matt Anderson, Francis d’Octobre…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ariel, Matt Anderson, Francis d’Octobre, Pif Paf Hangover, Foster the People et Philozoff.
![]() |
Bien lourd Ariel Fauve Note: |
Le nouvel album d’Ariel, Fauve, donne dans le rock lourd et bien fougueux. Pas de pop bonbon à l’horizon. Les musiciens maîtrisent et rendent à merveille les mélodies d’Ariel Coulombe, l’auteur et le compositeur de la formation. La lourdeur vient principalement du fait que deux basses crachent maintenant leurs notes sur chacune des chansons. Un concept intéressant qui ajoute une belle profondeur à l’ensemble. Fauve séduit dès les premières mesures de Vice Étrange, la première, et probablement la meilleure pièce de l’album. Quoique Pas de quartier et Désir garanti, plaisir non compris ne sont pas piquées de vers. Les textes sombres de Coulombe méritent également d’être soulignés.
– Mathieu Horth-Gagné
![]() |
Partons ensemble Matt Anderson Weightless Note: |
Le bluesman néo-brunswickois Matt Andersen adore être sur la route en tournée et ça paraît dans sa musique, qu’on écouterait sans arrêt en roadtrip. C’est un blues mêlé de folk qu’il nous offre sur Weigtless, son huitième album studio. On a vraiment le goût de le suivre d’un bout à l’autre du Canada quand on écoute So Easy, Alberta Gold ou City of Dreams. Considéré comme l’un des meilleurs guitaristes du pays, Anderson est à son meilleur lorsqu’il accorde une place prépondérante à sa guitare et à son agréable voix folk. Pour les intéressés, l’auteur-compositeur-interprète sera à la salle André-Mathieu à Laval le 30 mars.
– Rachelle Mc Duff
![]() |
Après l’hiver Francis d’Octobre Le commun des immortels Note: |
Quand on lit les titres des pièces du deuxième album de Francis d’Octobre – Six pieds sous neige, Noir, Quand je ne serai plus là… –, on s’attend à un autre chanteur qui va nous raconter sa peine d’amour… Et au départ, c’est quand même un peu ça. Mais l’ensemble n’est pas lourd pour autant, et même que plusieurs des mélodies écrites par l’artiste sont plutôt accrocheuses, notamment grâce aux arrangements qu’il a concoctés avec le réalisateur Jeannot Bournival, qui font la part belle aux cuivres. On aime particulièrement la pièce d’ouverture, Six pieds sous neige, ainsi que la jolie (et positive) Ma plénitude, qui laisse présager la fin de la peine d’amour…
– Jessica Émond-Ferrat
![]() |
Vitaminé Pif Paf Hangover Curry Love Note: |
Avec le printemps qui tarde à se pointer le bout du nez, l’album Curry Love de Pif Paf Hangover nous apporte un peu de vitamine D dans notre carence de soleil. Une bonne dose de synthétiseur, juste ce qu’il faut d’électro pour enjoliver nos déplacements et une pop entraînante pour hocher de la tête à répétition. Pour les nostalgiques du groupe montréalais Think About Life, de ce petit penchant vers pour années 1990 tout en restant dans un style bien moderne, l’album est peut-être ce qu’on pourrait qualifier de feel good musique. So Long nous étonne même avec la voix féminine aux tonalités de La Roux qui y est intégrée. À écouter en regardant tomber la neige grisâtre avec la chaleur dans les écouteurs.
– Laurence Houde-Roy
![]() |
Beau modèle Foster the People Supermodel Note: |
Après la folie de Torches, et du tube Pumped Up Kicks, les branchés Mark Foster et ses «The People» sont de retour. Leur second bébé pop, nommé Supermodel (branchés, disait-on), s’ouvre sur une énergique chanson aux accents world, portée par des percussions proéminentes et moult «nah-nah-nah». Bien. Si on accroche à Ask Yourself (et ses tapements de mains) comme à Coming of Age, ça se gâte à la cinquième plage, Pseudologia Fantastica, qui étourdit. On appréciera toutefois la douceur de Goats in Trees, sur laquelle le leader de L.A. agrippe sa guit accoustique pour chanter «Pleased to meet you, excuse my hands», ode (?) à Sympathy for the Devil. Tout n’est pas parfait sur cette offrande, mais plusieurs pièces s’insinuent – tadam! – dans la tête pour ne plus en sortir. Nah-nah-nah…
– Natalia Wysocka
![]() |
Sage Philozoff Philozoff Note: |
Philozoff mise avant tout sur un rap intelligent, réfléchi. À son premier album, le Montréalais qui marche dans le sillage du maître Sans Pression (avec qui il collabore, d’ailleurs, sur la pièce CADILLAC) parle de la vie de manière songée et ses beats reposent sur des mélodies efficaces plutôt que sur des artifices sonores. L’ambiance et les thèmes rappellent parfois Manu Militari, avec moins de hargne. Si l’ensemble de l’album est d’une qualité indéniable, Philozoff, album éponyme, ne recèle pas non plus de grandes surprises. Dans les 12 chansons, on cherche les moments forts qui se démarquent vraiment du lot.
– Maxime Huard





