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Et de dix pour Tout le monde en parle

Photo: Archives Métro

Dimanche, c’était la conclusion de la dixième saison de l’émission phare de nos dimanches: Tout le monde en parle.

Difficile de faire un bilan d’une émission du genre qui se renouvelle tout en se répétant au fil des ans. On ne peut certainement pas douter de sa pertinence. Comme le soulignait le toujours juste Marc Labrèche lors de cette dernière: on souhaite revoir Les beaux dimanches sans perdre Tout le monde en parle.

Alors, qu’en dire de cette dixième déclinaison?

Toujours aussi utile, l’émission de cette semaine démontrait admirablement bien en quoi Tout le monde en parle contribue à notre patrimoine. La « chorale de Radio-Canada » était d’une pertinence rare à la télé et d’une nécessité criante d’infuser de la vie à notre service public.

Une vie sans Radio-Canada, ça ne s’envisage pas, quoi qu’en dise Harper et ses gros avions.

Par contre, toute la pertinence de Tout le monde en parle n’excuse pas les quelques petits désagréments qu’on y retrouve un poil trop souvent à mon goût.

Par exemple, quand Guy A. Lepage reçoit l’un de ses amis et fait une entrevue. J’ai plus l’impression d’écornifler à la fenêtre d’un souper chez les Lepage que de visionner une émission de télévision. Ce n’est pas particulièrement enrichissant pour nous, le public, l’étalage d’une franche camaraderie. C’est sympathique, mais à petite dose seulement.

Même son de cloche au niveau du public. Je comprends l’attrait de se présenter devant une foule, mais les faire applaudir en guise de ponctuation aux propos des invités? Moi, ça m’agace. C’est comme les rires en conserve. Ça fait partie du décor, mais on pourrait facilement vivre sans et être très heureux. Mes sympathies aux animateurs de foules de métier.

Sinon, l’appréciation hebdomadaire reste une question de goût. L’émission repose sur la force de ses invités. Après dix ans, il y a une certaine redite inévitable, mais l’équipe de recherche fait du très bon boulot afin de renouveler chaque passage d’un même invité.

Souhaitons à l’équipe une autre dizaine si le coeur y est et, si possible, instaurer l’habitude de présenter un bon petit film québécois avant afin de fidéliser l’auditoire. Faire un deux pour un, ce serait mon souhait. Aussi, une ou deux saisons sans campagne électorale, ça ferait du bien à tout le monde, mais ça c’est hors de contrôle.

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BONUS : mon invité favoris de l’histoire de l’émission. Repose en paix Pierre.

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