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Critiques CD: Lily Allen, Ray Lamontagne, Human Human…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ray Lamontagne, Aubert chante Houellebecq, Human Human, Michael Feuerstack & Associates et Lily Allen.

Tout doux
Ray Lamontagne
Supernova
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Le cinquième album de l’Américain Ray Lamontagne, Supernova, est une vraie réussite. Il y a plein de guitare folk et de douceur, mais on retrouve aussi quelques morceaux plus rock, comme la super Julia. On sent ici et là l’influence du producteur, Dan Auerbach, du groupe The Black Keys, à qui on doit, entre autres, l’excellent album El Camino. Si on aime cette nouvelle influence, on retrouve tout de même le classique Lamontagne, avec sa voix suave et ses compositions subtiles. Néanmoins, si aucun des 10 morceaux de l’opus n’irrite l’oreille, certains manquent parfois de personnalité, créant une ambiance quelque peu générique.
– Daphnée Hacker-B.

 

Une rencontre
Aubert chante Houellebecq
Les parages du vide
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Un jour, par hasard, Jean-Louis Aubert tombe sur le recueil de poésie de Michel Houellebecq Configuration du dernier rivage. Coup de foudre: il s’en inspire pour composer 16 courtes chansons (entre 40 secondes et 4 minutes) qui sont devenues Les parages du vide. Il en résulte certains très beaux morceaux où la musique magnifie – et allège – les textes de Houellebecq. On a un faible pour L’enfant et le cerf-volant, ainsi que pour la plus rock Face B. Toutes les pièces n’ont toutefois pas le même impact, la voix du chanteur – et donc les mots de l’auteur – se perdant à l’occasion sous des mélodies un peu trop lourdes. Mais dans l’ensemble, l’exercice est réussi.
– Jessica Émond-Ferrat

 

Prometteur
Human Human
Run
Note: note critiques CD 3sur5

Human Human, c’est quatre gars talentueux de Saint-Bruno De Montarville qui se connaissent depuis le secondaire, qui ont (fort probablement) beaucoup écouté de musique britannique et qui chantent en anglais. Après avoir sorti un EP en 2013, Olivier Larouche, Louis Lupien, Felix Roy et Maxime St-Jean offrent le plutôt bon, mais très linéaire RUN, un album disponible seulement en format numérique (disponible sur leur site et sur iTunes). Définitivement influencé par The Killers, Arcade Fire et autres groupes du genre, le quatuor prometteur n’arrive pas à trouver un son vraiment original, qui pourrait le différencier de ce qui se fait sur la scène indie-rock actuelle.
– Rachelle Mc Duff

 

Des histoires
Michael Feuerstack & Associates
Singer Songer
Note: note critiques cd 2.5sur5

Pour Singer Songer, son énième album, Michael Feuerstack a tenté une formule différente. Les pièces ont été écrites et jouées par l’artiste indie-folk, mais chantées par des amis issus de divers groupes de la scène indépendante montréalaise et canadienne. On y retrouve du folk montréalais typique, des textes parfois banals, mais joliment livrés. Fidèles à la tradition, les chansons aux arrangements simples racontent des histoires d’une façon plus parlée que chantée. Les sujets plus mondains, comme dans Friday Night Guard (John K Samson), sont agrémentés de belles harmonies vocales. Stories, chantée par Jessie Stein (The Luyas), se démarque par son style plus planant et mystérieux.
– Josie Desmarais

Bon, ben…
Lily Allen
Sheezus
Note: note critiques cd 2.5sur5

On adore Lily Allen. On avait hâte de la retrouver. Mais Sheezus? Ish. Jesus. Dès le premier morceau, la chanteuse britannique se lance dans le ring, défiant les popstars:  Rihanna, Lady Gaga… Comme si elle voulait compenser pour sa longue absence par un trop-plein d’assurance et une attitude badass qui ne lui sied guère, elle se met à réciter des choses qui créent le malaise (voir: «Periods, periods, we all get periods.» Noooon). Sur des pièces comme Life for Me ou Our Time, où elle invite ses amies à une soirée – amenez de la réglisse, on va s’amuser! – on retrouve l’univers plus bonbon de It’s Not Me, It’s You. Sinon, pour le reste, y’a trop d’Autotune, trop de dubstep, trop de clins d’œil ratés à Kanye. On voulait que tu reviennes, Lily. Mais pas comme ça.
– Natalia Wysocka

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