Soutenez

Cette semaine, on craque pour: Godzilla, Ricochet, Turandot…

Cette semaine, on craque pour… La nouvelle version de Godzilla, le média indépendant Ricochet, Pouceux – 60 récits de bord de route, Turandot, Finding Vivian Maier, l’efficacité de Seth Meyers an Late Night et la bande-annonce du nouveau Nolan.

1. La nouvelle version de Godzilla
Hollywood a finalement réussi. Après l’échec de la version de 1998, Godzilla 2014 est un hommage digne de ce nom au roi des monstres. Dans le film de Gareth Edwards, Godzilla et ses adversaires sont souvent présentés du point de vue des humains, ce qui donne de l’ampleur aux scènes d’action. Seul bémol, on voit trop peu Bryan Cranston, qui se donne corps et âme, et un peu trop celui qui joue son fils, Aaron Taylor-Johnson. Quoique pas mauvais, ce dernier n’arrive pas à afficher le même niveau d’intensité que son aîné. Le film en souffre, sans en mourir. (Mathieu Horth-Gagné)

2. Le média indépendant Ricochet
Alors que le monde des médias traverse une période sombre, il fait toujours plaisir de voir émerger de nouvelles plateformes d’information. Le rayon de soleil, cette semaine, c’est le lancement du site d’information bilingue Ricochet. Indépendant et pancanadien, Ricochet offrira un espace dédié au journalisme de fond, tentant ainsi de fournir des contenus fouillés et originaux, autant en culture qu’en politique. C’est une équipe de jeunes journalistes, blogueurs et éditorialistes qui a mis sur pied ce projet qui devrait se concrétiser dès la fin de l’été. D’ici là, il est possible d’appuyer cette initiative en visitant le www.ricochetmedia.ca ou en se rendant sur la plateforme IndieGoGo. Crédit photo: Toma Iczkovits (Daphnée Hacker-B.)

3. Pouceux – 60 récits de bord de route
Idée des radio-canadiens Hélène Mercier et Philippe Marois, le recueil Pouceux, publié aux éditions Cardinal, est un petit bijou. On découvre avec beaucoup de plaisir les 60 aventures d’auto­stoppeurs ou de chauffeurs bons Samaritains qu’il propose; des histoires parfois très courtes ou qui s’étalent sur quelques pages et qui nous font naviguer à travers le monde et les époques. On apprécie que les récits proviennent à la fois de personnalités connues et de Monsieur et Madame Tout-le-Monde: le recueil ne misant pas que sur la notoriété des collaborateurs, on sait que les histoires ont été choisies pour leurs qualités. Enfin, on le trouve beau, aussi. Seul truc moins réussi: les écritures en jaune, parfois difficiles à lire. Mais l’ensemble est tellement plaisant qu’on lui pardonne… En librairie. (Andréanne Chevalier)

4. Turandot
Pour clore sa saison, l’Opéra de Montréal a choisi le dernier opéra de Puccini, Turandot – à la Salle Wilfrid-Pelletier demain à 19 h 30. Choix judicieux pour donner envie aux indécis d’y revenir: grâce à une mise en scène dynamique et sans temps morts, à des airs vivants qui frappent l’imaginaire – surtout, bien sûr, à la très connue Nessun Dorma – et à des interprètes talentueux (mention spéciale à Hiromi Omura, dans le rôle de Liù, et au trio Ping Pang Pong, qui confère une dose d’humour à l’ensemble), la production de plus de deux heures ne captera probablement pas que l’intérêt des habitués de l’opéra, mais aussi celui de ceux qui y assistent pour la première fois. Réussi!(Jessica Émond-Ferrat)

5. Finding Vivian Maier
Qui était Vivian Maier? Nounou ou grande photographe? La réponse est… les deux. Tombé par hasard sur des boîtes remplies de ses négatifs, John Maloof (qui co-réalise le documentaire avec Charlie Siskel) découvre le talent exceptionnel de Maier comme photographe des rues et des passants de Chicago et de New York (notamment) dans les années 1950 et 1960. Il se donne en outre comme mission de faire connaître au monde cette photographe qui a laissé derrière elle plus de 100 000 clichés captant avec émotion, sincérité et réalisme ses sujets. Mais Vivian Maier, mystérieuse Américaine à l’accent français décédée en 2009, laisse aussi derrière elle une personnalité excentrique et ambiguë, dont témoignent certains enfants qu’elle a gardés et certains de ses employeurs. Dans tous les cas, c’est surtout pour le talent qu’il met au jour qu’on apprécie ce film. Présentement au Cinéma du Parc. (Andréanne Chevalier)

6. L’efficacité du Seth Meyers au Late Night
Depuis son premier monologue durant lequel il semblait ne pas trop savoir que faire de ses mains, de sa personne et de son veston trop grand, Seth Meyers a repris du poil de la bête à la barre du Late Night. Si, dans son stand-up d’intro, l’homme au sournois sourire carnassier attend un peu trop que les applaudissements retentissent («Allez foule, acclamez-moi!»), en entrevue il est vraiment à sa place. Contrairement à son prédécesseur Jimmy Fallon, qui adooooore tout le monde, Meyers fait ressortir le meilleur de ses invités sans se montrer trop fan. Il sait également les interrompre lorsqu’ils partent «la cassette» et s’engagent dans le chemin de la promo (exemple: «Sur le plateau de tournage, on était tous comme une grande famille!» – oui c’est ça, et comme dans une famille, y’a du monde qui s’engueule.) L’ex-membre de SNL use aussi de son sens de la répartie pour rendre les entretiens plus rigolos, ayant même réussi à dérider dernièrement le duo fashion formé d’Anna Wintour et de Sarah Jessica Parker. De la bonne télé de fin de soirée. (Natalia Wysocka)

7. La bande-annonce d’Interstellar
Après un premier teaser presque indéchiffrable, voilà que Christopher Nolan nous offre une vraie bande-annonce en bonne et due forme pour son prochain film, Interstallar. Ce que nous apprenons: l’humanité vit une crise alimentaire, et Matthew McConaughey doit quitter la Terre pour permettre à l’humanité de survivre, laissant du coup derrière lui sa jeune famille. Le style visuel des vaisseaux spatiaux n’est pas sans rappeler 2001, l’Odysée de l’espace. Le ton semble désespéré. Nous n’en savons peut-être pas beaucoup plus qu’avant, mais nous attendons tout de même avec impatience ce dernier opus d’un des réalisateurs les plus excitants d’Hollywood. (Jeff Yates)

On se désole pour…

Les mauvaises fins de bons suspenses
Un polar un peu boboche, qui ne tient pas la route dès le premier chapitre, et qui finit par une résolution bâclée, bof, OK, on s’énervera pas avec ça. Mais un bon suspense, à la prémisse bien ficelée, aux filons captivants, où chaque page vous fait dire: «Woah!», qui finit par une niaiserie du type «C’était un rêve!» ou un de ses dérivés («Personne ne le savait, mais le suspect avait un frère jumeau!» ou «L’enquêteur a des hallucinations, donc rien de ce qu’il croyait voir n’est vrai!»), ça devrait être illégal. Pourquoi les auteurs font-ils ça?! Pourquoi?! Le dernier contrevenant en date, Guillaume Musso, pour ne pas le nommer, a donné dans cette fâcheuse tendance avec son nouveau roman, Central Park. Un thriller si bon qu’on avait prévu le placer ci-haut, dans une de nos cases coup de cœur. Puis, sont arrivées les 30 dernières pages. Come on. Come on. COME ON! Habituellement, quand un des personnages dit: «Ça ne tient pas debout» ou «J’ai du mal à le croire» c’est que, devinez quoi, ça ne tient effectivement pas debout et que nous non plus on n’y croit pas. Mais bah, c’est pas grave, ce que vous venez de lire est, tadam!, juste un mirage. (Natalia Wysocka)

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.