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Cette semaine, on craque pour: Opeth, Derek, Le Grand Antonio…

Photo: Denis Beaumont/Métro

Cette semaine, on craque pour… Opeth, Ricky Gervais en Derek, Le Grand Antonio, l’exposition Musique – Le Québec de Charlebois à Arcade Fire, Les Aveux de Charles-Baptiste, la programmation de L’autre St-Jean et le nouveau clip de Mozart’s Sister.

1. Opeth
N’en déplaise aux purs et durs, Opeth n’a aucune intention de revenir en arrière. C’est du moins ce qu’on devine à l’écoute de Cusp of Eternity, le premier morceau de son nouvel (et 11e) album, Pale Communion, à paraître en août. Encore une fois, les Suédois délaissent les ténèbres du métal au profit d’un son purement vintage. On se trouve quelque part entre le hard rock des années 1970 et le néo-prog des années 1980, le tout enveloppé d’influences orientales et par la voix cristalline de Mikael Åkerfeldt. Les fans qui n’avaient pas digéré le virage amorcé sur Heritage en 2011 resteront encore une fois sur leur faim. Pour les autres, il s’agit d’une enième démonstration que la formation de Stockholm demeure parmi les plus inventives de sa génération. (Maxime Huard)

2. Ricky Gervais en Derek
Même si la deuxième saison de Derek, qui vient tout juste de sortir sur Netflix, est moins prenante que la précédente, le jeu de Ricky Gervais (Derek), lui, est tout aussi impeccable. Dans ce deuxième chapitre, qui comprend six épisodes, on retrouve notre bénévole adoré qui continue de prendre soin des personnes qu’il aime le plus au monde: les aînés. Gervais réussit à nous faire croire du début à la fin qu’il est bel et bien ce quinquagénaire au cœur d’or un peu simplet. On ne peut qu’être attaché à ce petit bonhomme aux yeux larmoyants plein de sympathie lorsqu’il parle d’une personne âgée qu’il adore. Il nous fait tellement rigoler avec ses tics langagiers rigolos et ses mimiques remplies d’étonnement quand il regarde une vidéo d’animaux. Un grand acteur, ce Britannique. (Rachelle Mc Duff)

3. Le Grand Antonio
Les Librairies indépendantes du Québec ont ajouté à leur liste de recommandations du mois de juin la BD Le grand Antonio, d’Élise Gravel, parue aux éditions de la Pastèque, et nous ajoutons notre voix à la leur. Jolie bande dessinée destinée aux plus jeunes – bien que petits et grands puissent être séduits par l’humour bon enfant de l’œuvre –, Le Grand Antonio relate en version simplifiée et ludique le parcours de l’homme fort du titre, Antonio Barichievich. Une belle façon de faire découvrir aux enfants l’histoire de cette icône de Montréal. (Jessica Émond-Ferrat)

4. L’exposition Musique – Le Québec de Charlebois à Arcade Fire
Une expo sur la musique? On avait des doutes. Mais après avoir visité celle qui a investi le musée McCord jusqu’au 13 octobre, on a été plutôt impressionnée. Ceux qui l’ont concoctée ont brillamment intégré la musique québécoise marquante d’hier à aujourd’hui au fil du parcours, faisant en sorte qu’on puisse s’attarder à un événement ou à une époque qui nous rejoint davantage, et misant également sur les vidéos, les documents d’archives, les objets, instruments et costumes qui donnent un aspect concret à la chose… Bref, une exposition imposante, agréable à visiter et à laquelle on peut d’ailleurs consacrer des heures sans problème. (Jessica Émond-Ferrat)

5. Les Aveux de Charles-Baptiste
Charles-Baptiste, jeune trentenaire français formé en piano au Conservatoire, fait dans la «musique de variétés», un style grand public, qui incite efficacement à chanter et à danser. Et il réussit. On se délecte – sans se prendre au sérieux – de son premier album, Les sentiments inavouables, rempli de mélodies accrocheuses, de dérision et de textes qui font sourire à coup sûr. On craque, par exemple, quand on entend l’énergique Ce ne sont que des jeunes et ses lalalalala (Ils ont ce jargon bizarre et portent des fringues pleines de trous / Ils écoutent du son violent et bouffent des trucs dégueulasses / C’était vous hier, ce sera eux demain; l’éloquente Piquez-moi avant ou la finale avec la trompette dramatique de Ça sert à quoi. Il y aura quatre occasions de le voir en spectacle pendant les FrancoFolies, les 19, 20 et 21 juin. (Andréanne Chevalier)

6. La programmation de L’autre St-Jean
Hourra! Après un an de pause pour cause de difficultés de financement, la célébration montréalaise «alternative» de la Fête nationale, connue sous le nom de L’autre St-Jean, sera de retour au parc Pélican le 23 juin. Une excellente nouvelle pour ceux pour qui la fête est devenue un incontournable au fil de ses quatre précédentes années d’existence, surtout vu la programmation alléchante qui a été présentée cette semaine: d’Alex Nevsky à Lisa LeBlanc, en passant par Gros Mené, Bloodshot Bill et Random Recipe, le tout animé par le toujours très drôle MC Gilles… On ne risque pas de s’ennuyer au cours de cette soirée. Et des surprises sont à prévoir: souvenez-vous il y a deux ans, quand Patrick Watson s’était amené sur la scène… Bonne Saint-Jean, tout le monde! (Jessica Émond-Ferrat)

7. Le nouveau clip de Mozart’s Sister
Enjoy, le nouveau clip de Mozart’s Sister – Caila Thompson-Hannant de son vrai nom – vaut le détour. En fait, pas tellement le clip (une femme vêtue de rouge, résolument hipster, dans une cour arrière, au centre d’objets hétéroclites, danse seule: on a vu plus divertissant, disons) comme la nouvelle chanson. On avait hâte d’entendre du nouveau matériel de cette artiste montréalaise électro-pop qui nous fait penser à la fois à Kate Bush, à Grimes, à Cindy Lauper – pour ne nommer que celles-là –; un tourbillon d’influences palpables, mais fondues avec originalité. On a hâte aussi au 5 août, pour la sortie de l’album où figurera Enjoy. (Andréanne Chevalier)

On se désole pour…

Les méchants stéréotypes de contes de fées
Parce que c’est un film de Disney et parce qu’on risque de nous accuser de cynisme incurable, nous ne nous étendrons pas sur le côté cucul et tannant de la nouvelle superproduction de l’été, Maleficent. Mais il y a quand même deux p’tites choses qui nous chicotent:
1. Pourquoi en plein milieu de la version originale, le roi adopte-t-il soudain, juste comme ça, un accent écossais des plus contrefaits? «Alors oui, c’est moi qui aurai le pouvoir, je deviendrai le monarque de tout le comté et puis ARrrrrh!» Euh? Quoi? Qu’est-ce qui vient de se passer là?
2. Puisqu’on y est, pourquoi faut-il toujours souligner la vilenie à si gros traits? On a compris que le personnage est attiré par les choses pas bien. Qu’il veut être le maître de l’univers, mouahahahaha. Mais, juste pour être sûr qu’il n’y ait pas de doute ou de confusion («Y’était pas pas-fin, lui?!») on nous le présente avec le cheveu bien gras, le teint blême et on l’accote contre une Angelina Jolie qui brille presque dans le noir tellement elle est magnifique. Ohhhhh. Vous voyez les enfants? Lui, y’é méchant. ARrrrrh. Les petits cinéphiles sont drôlement plus intelligents que ça. (Natalia Wysocka)

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