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Attention, (David) Marin émergeant

Photo: Chantal Lévesque/Métro

David Marin connaît une bonne année. Son deuxième album, Le choix de l’embarras, paru à l’automne 2013, a été bien accueilli de toutes parts. L’album a aussi lancé l’auteur-compositeur-interprète dans une tournée à travers le Québec, qui passe par Montréal – et les FrancoFolies – dans les prochains jours.

Avec cette tournée, David Marin émerge, en quelque sorte. «Même si ça été long entre les deux disques [six ans], je vais rechercher le public qui était là au premier album, et plus grand. On sent que ça grossit», observe celui qui ne se considère pas tellement comme un artiste de la relève. «Je préfère [artiste] émergeant, parce que pour un marin, c’est louche d’émerger, analyse-t-il avec esprit, fidèle à son style d’écriture qui joue avec les mots. Un marin, c’est supposé flotter sur l’eau. C’est pas supposé sortir de la mer».

Son spectacle en première partie de Vincent Vallières dimanche devrait, dans la même veine, ouvrir les horizons et élargir encore davantage son public. «Sûrement qu’il y a des gens qui sont contents qu’on soit là les deux, mais je pense que la tête d’affiche c’est Vincent, affirme le musicien, qui n’apparait pas fâché du tout de ne pas avoir son show à lui. Les gens vont voir Vincent et ils vont me découvrir en même temps. Pour moi, c’est moins de pression. C’est comme, “on ne se connaît pas, on va se connaître”. C’est un public que j’ai envie de charmer, c’est sûr.»

Juste avant les Francos, c’est le Festival de la chanson de Tadoussac qui accueille l’artiste, la veille et l’avant-veille. Au moment d’écrire ces lignes, Marin aura 19 spectacles de la présente tournée à son actif, et une trentaine d’autres à prévoir, un peu partout au Québec.

Il se considère privilégié de pouvoir tourner autant, en présentant sur scène la vraie énergie de son disque (lire : une version qui n’est pas un show «intimiste»), avec guitare, basse, batterie et piano, en ces temps difficiles pour la musique. «Je ne sais pas ce qui fait en sorte que j’ai pas mal de dates, mais je sais que je pourrais tourner moins que ça et que ça ne serait pas anormal. C’est pour dire que je suis bien content!»

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Le folk de David Marin est engagé – «J’aime bien quand on m’engage», blague-t-il – sans être revendicateur, et aussi empreint de sensibilité. «J’ai besoin de me sentir engagé, mais engagé beaucoup plus proche de moi qu’engagé dans des causes. Élever des enfants [par exemple] … C’est sûr que si tu passes ton temps à leur dire que tout ce qui nous entoure c’est de la marde, tu leur donnes peut-être pas les bons outils».

Bien que les spectacles vont continuer de s’enchaîner pour quelques mois encore, l’auteur-compositeur-interprète bouillonne d’idées pour l’avenir. Des projets qui ne devraient pas prendre des années avant de se concrétiser. Écriture pour la télé, concept pour la radio, autres projets musicaux dansants ou intimistes… «Je sens [aussi] ce besoin là de partir un side project pour explorer et laisser aller mon côté plus trash», avoue-t-il.

David Marin
En première partie de Vincent Vallières
Dimanche, 19h, au Club Soda

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