Francos: Super Pierre Lapointe
Pierre Lapointe mettait mercredi tout un point final à la portion montréalaise de sa tournée Punkt, devant une place des Festivals comble et comblée.
«Ce soir… C’est la fête!» a lancé Pierre Lapointe mercredi, avant de commencer ce qu’il a qualifié de «l’apogée de Punkt» sur la place des Festivals. Une fête pour laquelle même le beau temps s’était mis de la partie.
Vêtu d’un accoutrement encore plus improbable que d’habitude – bermudas oranges, tunique portant l’inscription «Super Nylon») –, il a enfilé trois chansons (Des maux sur tout, Colombarium, Nu devant moi) avant de s’adresser au public pour lui rappeler que «l’univers de Pierre Lapointe» passe du coloré au sombre, comme entrée en matière à la glauque Barbara.
Mis à part quelques références qu’on a reconnues de notre dernière expérience de Punkt (le «gang bang de tendresse» de Tel un seul homme, la chanson Nos joies répétitives destinée à «rappeler aux célibataires qu’ils sont seuls»), on n’a pas eu l’impression d’assister à une redite de son apparition à Montréal en lumière.
D’ailleurs, après le spectacle complètement déluré au Théâtre Maisonneuve en février dernier, le chanteur nous a semblé plus sage d’entrée de jeu… mais quand on est arrivés à La sexualité (en duo avec les filles de Random Recipe, sur des projections de pictogrammes de pénis et de seins, avec des ballons lumineux se promenant dans la foule), cette impression s’est complètement dissipée.
Que ce soit au piano, en duo avec un invité (Mathieu Chedid, alias -M-, s’est amené le temps de deux pièces) ou avec des chansons «un peu rock, parce que vous savez que Pierre Lapointe est un rockeur… comme son cousin Éric Lapointe!», l’artiste a démontré une fois de plus qu’il a une grande facilité à captiver une foule, aussi nombreuse soit-elle.
«Vous en voulez encore, hein? Vous êtes pas mal exigeants pour des gens qui n’ont pas payé leur billet!» a-t-il lancé après une bonne heure de spectacle et une version particulièrement entraînante d’Au bar des suicidés. Il n’a pas été chiche avec ce public exigeant: l’explosive Deux par deux rassemblés, et, en rappel, une nouvelle chanson «dépressive, évidemment» et la belle Pointant le Nord sont venues clore cet «apogée» de Punkt.
Un beau point final!
