Les Chefs retrouvent leurs fourneaux
Ils sont de retour, couteaux affûtés et tabliers immaculés en prévision d’une nouvelle saison éliminatoire de la populaire série d’ICI Radio-Canada Télé: Les Chefs!
Hier soir, c’était la première de la cinquième saison. Sous le thème de la rédemption, l’émission culinaire fétiche des Québécois revient en force et pour la familiarité, rien à redire, nous étions très rapidement comblés.
Avec une bridage entièrement composée d’anciens participants, dont plusieurs de la dernière saison encore fraîche en mémoire, le téléspectateur saute immédiatement dans le feu de l’action avec un défi complexe, des candidats qui connaissent la chanson et un concept bien aiguisé.
On reprend là où nous avions laissé l’été dernier et c’est tant mieux ainsi. Pourquoi se casser la tête à changer une formule gagnante?
Bonne nouvelle à l’horizon, l’envahissante présence des commanditaires à l’intérieur de l’émission semble avoir été réduite à un niveau beaucoup plus fluide. On se souvient du fiasco du yogourt grec de la dernière saison et la production semble avoir écouté les nombreuses plaintes à ce sujet. Merci.
C’est difficile d’être mécontent à la suite du retour des chefs, après tout, il s’agit d’une des très bonnes productions de notre télévision d’État depuis plusieurs étés déjà. Retrouver le succès est forcément agréable. Cependant, suis-je le seul à être resté sur ma faim à la suite du premier épisode? Comme si la recette manquait de sel? Tous les ingrédients sont là, la cuisson est à point, sauf qu’il manque un petit quelque chose. Le petit humpf qui fait qu’on en redemande.
On va se donner quelques épisodes encore, l’hypothèse d’un début modeste est toujours plausible. Par contre, j’ai un peu l’impression que l’absence de nouveaux visages risque de nuire à cette saison.
Quand on recycle les insuccès du passé, parlant ici des candidats qui n’ont pas remportés la compétition, c’est souvent signe que la page mérite d’être tournée.
Ne souhaitons pas de malheurs aux chefs, mais la sauce pourrait tourner cette saison et on risque de s’en apercevoir que trop tard.
À suivre.