Soutenez

Soleil cubain en pleine Nuits d’Afrique

Photo: Collaboration spéciale

Qu’elle soit politique ou musicale, la révolution, à Cuba, n’est jamais éphémère. Quarante-cinq ans après sa fondation, l’orquesta de Los Van Van continue à réinventer les rythmes cubains, réputés être les plus ensoleillés du monde. C’est en première classe que le train de la música cubana, comme le groupe aime à se nommer, invite Montréal à découvrir leur timba.

Véritables monuments à Cuba, Los Van Van figurent aux côtés du Buena Vista Social Club parmi les ambassadeurs sonores de la belle rebelle baignée d’eaux turquoises. Mais bien qu’ils soient de la même île, les deux groupes appartiennent à des époques bien distinctes.

Si les légendaires soneros du Buena Vista entretenaient une certaine nostalgie en puisant dans le son, le boléro et le danzón traditionnels de Cuba, Los Van Van – surnommé les Rolling Stones de la salsa – s’attèlent depuis près d’un demi-siècle à faire danser leur public aux rythmes de leur timba, une réinterprétation contemporaine du groove salsa inventée par le groupe.

«Notre musique est à l’image de la société cubaine: un mélange de toutes sortes d’influences venues de partout dans le monde, indique le directeur de la formation, Samuel Formell, en entrevue avec Métro. Cuba a été le carrefour du monde: des conquérants espagnols sont venus, puis ce fut au tour des esclaves africains, puis celui des Chinois et des Russes… Notre musique, parce qu’elle est cubaine, puise dans toutes ces influences», explique celui qui mène la troupe.

Au fil des 29 disques qu’ils ont égrainé le long de leur parcours, Los Van Van ont intégré à leur musique de multiples influences extérieures sans jamais compromettre leur «cubanité». Les décennies ont passé, ajoutant synthétiseurs et violons électriques aux sonorités du groupe, assurant du même coup sa pérennité, qui repose en grande partie sur la constante exploration musicale que le fondateur de la formation, Juan Formell, suivait comme une bonne étoile.

La mort de ce dernier, le 1er mai dernier, a laissé un grand vide au sein de l’orquesta, affirme son fils Samuel, qui avait pris les rênes du groupe des mains de son père quelques années avant son décès. «C’était un musicien exceptionnel. De continuer à jouer malgré son absence, c’est une façon de lui rendre hommage et de faire en sorte que son héritage musical lui survive.»

Après avoir trimballé leur timba en Europe tout le mois de juin, Los Van Van monteront sur les planches du Métropolis, ce soir, dans le cadre des Nuits d’Afrique. Une belle occasion de se rendre sous le soleil de Cuba, à bord du train de la musique…

Los Van Van @ Métropolis, 20h30
Dans le cadre des Nuits d’Afrique

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.