The Purge: Aux armes, citoyens!
Carmen Ejogo parle avec Métro du film The Purge: Anarchy, dont elle tient la vedette.
L’actrice britannique Carmen Ejogo n’a pas été élevée dans un pays aussi violent que les États-Unis, mais le monde dépeint dans The Purge: Anarchy (La purge: Anarchie) ne lui semble pas si invraisemblable. Dans cette suite du film The Purge, la comédienne interprète une serveuse dans un quartier pauvre de Los Angeles qui a passé sa vie à se faire discrète, ce qui ne la protège pas de la purge annuelle, durant laquelle tout crime est légal pendant 12 heures.
Le nouveau volet de The Purge va dans une direction différente du précédent; on y comprend que la purge a vraiment pour but d’éliminer les classes inférieures.
Ça explore la façon dont la classe ouvrière est traitée dans ce pays. Quand vous êtes acculé au pied du mur, peu importe que vous ayez toujours fait les bons choix et agi de façon responsable – comme mon personnage –, quand vient le temps pour le gouvernement ou une autre infrastructure de vous venir en aide, il n’y a rien pour vous. James [DeMonaco, le scénariste et réalisateur] se disait qu’autant cela serait une expérience cinématographique divertissante, autant cela ferait réfléchir.
Plus encore que dans le premier film, on joue avec l’idée que les riches profiteraient de cette journée…
L’idée qu’on puisse potentiellement tuer quelqu’un de façon sportive a été un sujet de débat entre les membres de la distribution. Je me demande s’il y a un endroit dans le monde où il existe des safaris humains. On vit dans un monde dense et sombre avec des gens qui ont du pouvoir, de l’argent et des idées folles. Ce qui se passe dans The Purge n’est pas si loin que ça de la réalité.
Vous qui venez de Londres, comment voyez-vous le problème des armes à feu aux États-Unis?
Il me semble que chaque semaine, il y a un drame lié aux armes à feu. Je crois que ça aide d’être Britannique, j’ai une perspective extérieure et je n’accepte pas cette culture comme quelque chose d’inévitable, comme beaucoup d’Américains le font. Quand on ne connaît pas mieux, on pense réellement que la peine de mort et la vengeance sont les seules manières de régler des problèmes. Ce qui rend ce pays unique est l’accès aux armes à feu. La corrélation est simple. Vous avez accès aux armes à feu plus facilement que n’importe où ailleurs – et vous avez plus de meurtres et de violence causés par les armes que n’importe où ailleurs. Pas besoin de chercher plus loin.
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The Purge: Anarchy
En salle dès vendredi